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Une star NBA gaspille 100 millions de dollars

Lipofsky-Vin BakerVin Baker travaille dans un café au Starbucks de North Kingstown, dans l'État de Rhode Island pour subvenir aux besoins de sa famille.

C’est étonnant parce que cette ancienne vedette de la NBA a signé des contrats qui valaient plus de cent millions de dollars durant sa carrière.

Que s’est-il passé ?

Vincent Lamont, alias "Vin" Baker, est né le 23 novembre 1971. Ayant joué à l’université de Hartford, il était le huitième choix de la Draft 1993.

Par la suite, il a été élu "All Star" quatre fois de suite à la NBA. Il jouait dans la sélection américaine, championne olympique, qui a battu la France en finale à Sydney en 2000.

Durant ces treize années dans la NBA, il a porté les couleurs de Milwaukee, Seattle, Boston, New York, Houston et des Clippers. Il a fait une moyenne de 15 points et 7,4 rebonds en 791 matchs.

En 1997 il a signé un contrat de 86 millions de dollars sur sept ans en faveur des SuperSonics.

Tombé de haut

Mais l'alcool et une mauvaise gestion de son argent l’ont presque coulé.

« Quand vous apprenez une leçon dans la vie, peu importe votre niveau de revenu. Ce qui compte, c'est de savoir que cela peut arriver » explique Baker.

Aujourd'hui âgé de 43 ans, récemment marié et père de quatre enfants. Il a confié au journal de Providence : « J'ai été alcoolique. J'ai dilapidé une fortune. J'avais du talent et je l'ai aussi perdu.

« Ça aurait pu finir en prison ou au cimetière… C'est comme ça que ce genre d'histoire se termine. »

Mais l’histoire du joueur a pris un tournant peu habituel. Il n’est pas redevenu millionnaire mais il a retrouvé quelque chose de bien plus important que l’argent : sa vie.

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Sobre et Pasteur

L'intéressé a, semble-t-il, vaincu la boisson. Il est Pasteur dans l'église de son père, et le patron de la chaine Starbucks, Howard Shultz, ancien propriétaire des Seattle SuperSonics, lui a offert une chance dans son entreprise.

En l'occurrence, Vin Baker est actuellement en formation pour devenir manager d'une enseigne de la franchise américaine.

« … de mon point de vue, j'ai 43 ans et quatre enfants. Je dois recoller les morceaux. Je suis père. Je suis Pasteur dans l'église de mon père. Je dois raconter mon histoire et montrer qu'on peut s'en sortir. Si je me sers bien de ma notoriété, la plupart des gens reconnaitront que je suis simplement un gars qui essaie de s'en sortir dans la vie.

« Mais j’ai réussi à rassembler mes forces pour revenir sur le marché du travail et entrer chez Starbucks pour pouvoir m’occuper de ma famille. Je pense que c’est plus héroïque que de faire 2m10 avec un shoot en reculant. 

« J'ai de l'énergie dès que j'ouvre les yeux le matin, je ne suis plus dépendant de l'alcool et je n'ai plus honte de savoir que j'ai une famille dont je dois m'occuper. »

Elément clef

Nous admirons le courage que Baker a d’admettre sa faute et de faire le travail acharné d’en sortir. Il y en a peu qui y arrivent.

Il y a un élément vital, pourtant, qu’il ne faut pas oublier : l’intervention de Dieu dans sa situation.

« C’est un véritable miracle » dit-il de ce qui lui est arrivé. Physiquement, mentalement, spirituellement, c’est un véritable miracle. »

Baker parle de comment, en son temps, il priait sur le banc de touche avant des matches de la NBA, et comment les photographes étaient avides de le prendre ainsi en photo. 

« Je vais vous dire ce que c’était. C’était hypocrite » dit Baker. « C’était une sorte de double vie. Tout le monde savait que mon papa était Pasteur. Mais sitôt après les matchs je sautais dans mes voitures rapides, et j’allais dans mon énorme maison pour faire des bêtises. 

« Aujourd’hui j’ai une connexion avec Christ ! Parfois vous devez briser les liens avec ces autres choses pour avoir une connexion avec le Christ. »

Il y avait eu un déclic : Il a vu en un moment où sa vie le menait et il a voulu changer.

« J’étais fatigué d’être fatigué » dit-il. « J’en avais marre de m’apitoyer sur moi-même. »  

Enfin, il est entré dans le Rushford Center dans le Middletown - Connecticut, pour une cure de désintoxication. C’était la quatrième fois qu’il cherchait une telle aide.

Il raconte : « J’ai toujours eu un cœur pour le ministère, alors quand j’ai quitté le centre, je suis allé tout droit à l’église. J’ai donné ma vie au Seigneur. »

Et il est reconnaissant à Howard Schultz, le PDG de Starbucks pour son aide lors de son changement de vie.

« J’étais au plus bas et Dieu m’a relevé. Ça ne voulait pas dire que j’étais redevenu millionnaire. Il s’agissait de changer mon style de vie, sortir de mes addictions.

« Ça c’est tout pour moi. »

Sources consultées :

Le Figaro, 31 juillet 2015 ; LE SCAN SPORT, "Des Bucks au Starbucks : Vin Baker passe du comptoir au café" Par Emmanuel Laurin — Le 29 juillet 2015 basketusa.com ; MITCH ABRAMSON NEW YORK DAILY NEWS, February 9, 2013

Photos: 

https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ALipofsky-Vin_Baker.jpg
By Cavic Steve Lipofsky (Me) [CC BY 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0)], via Wikimedia Commons

plus Flickr, creative commons, https://www.flickr.com/photos/marcopako/

Dernière modification ledimanche, 13 mars 2016 20:43

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