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Une fois quand Dieu a agit...

En août de cette année, ce sera le quarante-huitième anniversaire de mon premier sermon « officiel. » J’ai appris que vivre ce que je prêche est beaucoup plus difficile que de le prêcher. Par exemple...

Phyllis et moi servions comme pasteurs assistants dans l’église ou j’ai grandi. Je travaillais à côté pour pouvoir boucler les fins de mois. Nous donnions une offrande au Seigneur à partir de notre salaire. Je ne me souviens pas des détails, mais je pense que nous étions payés deux fois par mois. Nous mettions 10 % de côté pour les donner au Seigneur à la fin du mois, mais on a toujours besoin de plus d’argent quand on est jeunes mariés avec un bébé.

Alors, nous finissions toujours par piocher dans ce que nous avions mis de côté et le reversions lorsque nous touchions notre salaire. Cela nous faisait à nouveau un trou dans les finances et nous courrions sans cesse pour essayer de le combler.

Le Seigneur nous a dit de Lui donner la première part, sans la ponctionner. « Oui Seigneur. » Ça semble facile, jusqu’à ce qu’on manque d’argent.

C’était un mercredi et il ne me restait plus que quelques pièces dans la poche pour tenir jusqu’au mardi suivant, qui était jour de paye. Le pasteur Jerry m’avait demandé de prêcher ce soir-là, alors j’ai préparé un sermon tremblant sur la foi. Je crois que j’essayais de me convaincre moi-même.

Après le message, Frère Deward m’a serré la main et m’a donné discrètement un morceau de papier. Un papier avec la photo de l’ancien président Andrew Jackson dessus. Vingt dollars valaient beaucoup plus à l’époque et cela nous a permis de tenir jusqu’à la paye sans mourir de faim.

Nous n’avions parlé de notre besoin à personne sauf à Dieu. Ce frère n’avait jamais rien fait de tel avant ce jour-là. Il n’y avait aucune raison spéciale pour qu’il le fasse à ce moment-là, si ce n’est qu’il a ressenti que Dieu le poussait à le faire. Ça c’est de la coïncidence, hein ?

Nous avons commencé à percevoir comment Dieu prendrait soin de nous si nous Lui obéissions. Voilà ce que je pense :

- Il est important de placer Dieu en premier et de Lui faire confiance pour la suite. Ce n’est pas seulement vrai pour l’argent, mais pour tous les aspects de notre vie. Dieu dit à Son peuple de Lui offrir les prémices de la moisson (lors de la fête de Pentecôte). Élie a mis la veuve au défi de préparer un gâteau pour Lui avant tout. Si Dieu n’avait pas pourvu elle ET son fils seraient morts. Il est significatif de voir que dans Actes 2, la moisson du monde commence le jour de la Pentecôte – les prémices

En Israël, tous les premiers nés étaient symboliquement donnés à Dieu.

- Placer Dieu en premier met notre foi au défi. S’il n’agit pas, « aïe, aïe ! »

- Placer Dieu en premier dans nos fiances donne une stabilité à cette partie de notre vie. Un pasteur a dit que lui et sa femme avaient décidé au début de leur mariage de donner à Dieu les premiers 10 %, de mettre de côté les 10 % suivants et de vivre sur le reste. Maintenant, bien des années après, les résultats ont payé.

- Offrir les prémices te place dans une position où tu dois faire confiance à Dieu. Tant se plaignent : « Je ne vois pas Dieu agir dans ma vie. » C’est peut-être parce que nous ne nous plaçons jamais dans des situations où nous avons à dépendre de Dieu ? Il est fidèle.

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C’est comme ça. J’apprends à vivre avec ?

 

Suzy entre dans la chambre et découvre une chaussette qui la défie depuis le parquet. Son mari paresseux est étendu sur le lit, en train de lire la dernière édition de l’Équipe.

« Tu ne pourrais pas mettre tes chaussettes dans le panier à linge ? Ce n’est pourtant pas difficile !Tu es tellement mou. Je dois repasser derrière toi comme si tu étais un enfant de trois ans. »

Georges serre les dents avant de marmonner : « J’aurais dû mieux regarder ta mère avant de t’épouser. Tu lui ressembles de plus en plus. »

« Ma mère ! » s’écrie Suzy. « Si tu veux tout savoir, mon père ramassait toujours ses chaussettes et ma mère n’était pas son esclave personnel. »

« Il est probablement arrivé à la conclusion qu’il était plus facile de ramasser ses chaussettes que d’être harcelé jusqu’à la mort, » rétorque-t-il, la mine renfrognée, en tournant une page de son magasine.

Nous ne parlerons pas des dix minutes suivantes de cette conversation entre amoureux. Disons simplement que le ton est monté de façon dramatique. Comme deux joueurs au tournoi de Roland Garros, chacun a essayé de marquer le point en perçant les défenses de l’autre.

Elle a fini par fuir la chambre en claquant la porte derrière elle.

Maintenant, j’ai une question pour toi. Comment ce couple pourrait améliorer sa relation de 50 % ? Facile. L’un d’eux doit se taire. Et je ne parle pas de pester en silence. Nous devons garder nos disputes pour des choses qui valent réellement une dispute.

Si Suzy était entrée dans la chambre et y avait trouvé une autre femme, LA, ça aurait valu une discussion animée. Mais, ce couple continue à se disputer pour des petites choses futiles (mais qui sont souvent l’expression de problèmes plus profonds).

Quelqu’un doit faire quelque chose.

Le pouvoir enivrant du statu quo

Il y a de nombreuses situations que nous avons acceptées comme faisant partie de notre vie, en pensant que nous ne pouvons rien y faire. Les disputes continuelles entre Suzy et Georges, par exemple. Mais sont-ils vraiment impuissants face à cette situation ? 

Qu’en est-il d’un mari qui se plaint parce que sa femme ne fait pas la cuisine ? Il n’est pas impuissant. Il peut apprendre lui-même ! Quelqu’un m’a dit qu’il y avait des livres qui expliquent comment faire.

Et cet homme coincé dans un travail qu’il déteste ? Il a constamment des maux d’estomac à cause de cela. Sais-tu qu’il peut suivre des cours du soir pour se spécialiser dans un autre domaine ? (« Mais je sui fatigué quand je rentre à la maison »). Ou ce péché que nous avons si souvent essayé de supprimer ? Ou ce trait de caractère qui se saisit de toi et ne veut pas s’en aller ?

Nous luttons parfois un peu, mais pour nombre de ces situations, nous haussons les épaules et disons : « J’ai essayé. Les choses ne changent pas, alors pourquoi dépenser de l’énergie ? » Changer semble plus compliqué que de vivre avec cette situation.

Que faire ?

Un ami m’a parlé d’un pasteur de l’Europe de l’Est qui prêchait aux États-Unis. Alors qu’il se tenait derrière le pupitre, il a remarqué que sa brayette était ouverte. Il a eu une idée : il a demandé à tout le monde de fermer les yeux pour prier.

Pendant que leurs yeux étaient fermés, il a fermé sa brayette, mais sa cravatte s’est coincée dedans ! Nous pouvons tous imaginer sa question : « Que faire ? »

Tu peux accepter ton incapacité à changer la situation, t’asseoir et profiter de la joie de rouspéter le reste de ta vie. Ou...

Si tu ne peux pas faire ce que tu veux faire, fais ce que tu peux. Même si ce n’est qu’un petit pas, fais ce que tu peux. Arrête de te plaindre à propos de quelqu’un d’autre, en disant à quel point tu es malchanceux, etc. Fais ce que tu peux.

« La porte tourne sur ses gonds, le paresseux se retourne dans son lit. Le paresseux plonge sa main dans le plat mais trouve trop fatigant de l'amener jusqu'à sa bouche. » (Prov. 26:13, 14 BFC)

Se plaindre, c’est plus facile que d’agir. Pourquoi cesser ces joutes verbales avec son épouse quand il peut s’évader en imaginant à quel point sa vie serait merveilleuse avec cette belle jeune femme au travail ?

Pourquoi cesser d’essayer de transformer son époux quand il en a tellement besoin ? Pourquoi cesser de paresser au travail quand on est tellement mal payé et que le patron est si injuste ?

Pense à un domaine de ta vie dans lequel tu es bloqué. Que pourrais-tu y faire ? Fais le !

« Mais, tu sais... »

Allez paresseux ! Tu as tendu la main et saisi la nourriture. Ramène-la dans ta bouche. Tu peux le faire.

Une amélioration de 25 % ? 

Améliore ton mariage d’au moins 25 à 50 % en te donnant à fond, peu importe ce que ton conjoint fait. Améliore ton travail en trouvant de la fierté dans le travail bien fait. Aide ton église à retrouver la vie en étant présent à chaque réunion, en chantant de tout ton cœur (même si cela empêche ton voisin de dormir), en priant de toutes les fibres de ton être et en refusant de prendre part aux critiques et aux commérages. Tu peux le faire.

En attendant le grand réveil du siècle, fais déjà ce que tu peux faire maintenant. Lis la Parole et APPLIQUE-la à ta vie. Prie régulièrement, même si tu ne ressens rien. Manifeste la vie de Christ en toi pour que les autres voient que la foi véritable apporte vraiment quelque chose.

Ne te satisfais pas d’un : « C’est comme ça. Il faut simplement l’accepter ». Fais ce que tu peux, même si ce n’est pas grand-chose. Fais-le, c’est tout.

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Hmmm …

« Offre moi la chance de contribuer et je travaillerai dur, en étant concentré et, une fois que je commencerai à voir du progrès, je m’y consacrerai avec passion. » Travailler avant d’être passionné mesure notre talent en termes de contribution, non en un modèle idéalisé de perfection. La passion naît quand on se sent nécessaire, quand on approche de la maîtrise, quand on fait un travail qui compte vraiment. Seth Godin
 

 

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Un rêve de 15 ans est né

la-quete-daigle-etrangeIl y a de cela presque 15 ans, j’ai écrit une Tache de Café appelée Aigle Étrange (les Taches de Café ont célébré leur dix-septième anniversaire). A l’époque, j’avais été titillé par l’idée que ce serait un bon point de départ pour un livre. Bruce, un lecteur de Tache de Café, m’a écrit et m’a dit la même chose.

J’ai passé 15 ans à essayer d’être un meilleur écrivain, à essayer de trouver comment maintenir le suspens, à réfléchir et à écrire le livre qui a maturé et s’est développé. Le héros a un peu changé et est devenu plus humain. J’ai découvert certaines choses à son sujet que je ne soupçonnais pas et il a trouvé en route des amis pour l’aider (moi aussi, d’ailleurs : je remercie tous mes relecteurs, tous les experts en grammaire et tous les infographistes qui ont apporté leur contribution. ET surtout la traductrice Céline Wilhelm sans laquelle le livre n’aurait pas vu le jour en français).

Certains amis de Wesagi sont un peu comiques, ce qui ne les empêche pas d’être excellents. Il doit affronter un défi que je n’avais pas imaginé au départ.

J’ai pensé que tu aimerais peut-être lire la Tache de Café qui lui a donné vie. Si tu es intéressé par le livre ou par l’e-book, tu trouveras où le commander à la fin de la Tache de Café.


Aigle Étrange

Aigle Étrange regarda le lac qui scintillait dans l’obscurité, tout en bas. Depuis son point de vue sur la montagne, il respira à pleins poumons, comme il l’avait fait tant de fois, sensible à la beauté de la lune qui se reflétait sur les eaux sombres. Des larmes lui montèrent aux yeux.

Son Père l’avait appelé Aigle Guerrier, le jour de sa naissance. Le nom « Aigle » lui allait bien. Son peuple savait qu’aucun autre guerrier ne se battait avec plus de bravoure que lui et qu’aucun chasseur ne remplissait sa hutte avec davantage de gibier en prévision de l’hiver.

Mais il était différent. Bizarre. Ils se rappelaient le jour où il avait empêché un Vent Moqueur furieux de battre un garçon qu’ils avaient volé à une autre tribu. Les deux guerriers en étaient presque venus aux mains avant que les plus âgés ne s’interposent. Vent Moqueur avait saisi chaque occasion de le ridiculiser après cela. Aigle Étrange ne lui répondait pas.

Pourquoi quelqu’un se soucierait-il d’un esclave ? Surtout venant d’une autre tribu !

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Une rencontre désagréable, un résultat agréable

C’était vendredi soir et j’étais épuisé. Là, où nous vivions à l’époque, à Saint Maur, certains soirs, je m’installais dans mon fauteuil pour regarder NCIS. (J’aime Gibbs. J’aime bien voir des vieux gars frapper un peu les gens). Mais ce vendredi, je dirigeais une réunion, avec un autre pasteur, pour les nouveaux convertis et ceux qui s’approchaient de Christ.

Avant de commencer, le pasteur David m’a dit que nous devrions prier pour ceux qui le désiraient, après l’enseignement. Alors, à la fin, environs dix des quelque vingt personnes présentes se sont levés pour la prière. Je ne me sentais pas vraiment « l’homme de Dieu, de foi et de puissance » pendant que je priais. Ai-je mentionné que j’étais fatigué ?

Mais une jeune femme a attiré mon attention pendant que nous priions. Elle est tombée. Cela n’arrive pas très souvent en France et j’ai pensé. « C’est peut-être une charismatique. » Alors qu’elle était étendue sur le sol, son corps est devenu rigide, ses yeux se sont ouverts en grand et son regard est devenu fixe, comme un zombie. Hummm.

Ensuite elle a dit : « Je vous ai dit que je ne sortirais pas facilement. »

Et je me suis dit : « Finalement, je ne pense pas qu’elle soit charismatique. »

Maintenant, le scénario voudrait que nous prenions notre meilleure voix de chasseur de démons et que nous ordonnions fortement à cette chose de partir. Mais j’ai regardé autour de moi et j’ai vu ces jeunes convertis dont les yeux ressemblaient à des soucoupes, prêts à se précipiter vers la porte.

Alors, David et moi avons commencé à prier. Nous avons effectivement pris autorité dans le nom de Jésus, mais nous n’avons pas crié. Doucement. Pourquoi crier ? Si Jésus est là, ce n’est pas comme si c’était un match de foot. Il a déjà gagné d’avance.

Finalement, la jeune femme est revenue à elle. Elle était embarrassée quand elle a réalisé ce qui s’était passé. Je lui ai demandé de revenir le jour suivant pour que nous puissions la conseiller, parler avec elle et prier.

Dieu a fait le reste.

Une rencontre surprise

Je l’ai perdue de vue après cela. Cette église grandissait vite et j’étais souvent parti pour prêcher dans d’autres églises.

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Recette pour une vie débordante

« Ne portez de jugement contre personne et Dieu ne vous jugera pas non plus; ne condamnez pas les autres et Dieu ne vous condamnera pas; pardonnez aux autres et Dieu vous pardonnera. Donnez aux autres et Dieu vous donnera: on versera dans la grande poche de votre vêtement une bonne mesure, bien serrée et secouée, débordante. Dieu mesurera ses dons envers vous avec la mesure même que vous employez pour les autres. » (Luc 6 : 37-38, BFC)

Les docteurs d’aujourd’hui me sidèrent. Tes genoux ne fonctionnent plus ? Ils les remplacent ! Une mauvaise hanche ? Pas de problème, il y a une opération pour cela.

Personnellement, j’attends qu’ils commencent les chirurgies de remplacement de cerveau. Le mien est un peu usé. Je dis à ma femme que nous devrions travailler ensemble, parce qu’il ne me reste qu’une moitié de cerveau et qu’elle n’en a plus qu’un demi, elle aussi. On pourrait croire qu’un demi cerveau plus un autre demi ferait un cerveau entier. Mais non, c’est toujours un demi.

Actuellement, nous faisons des progrès en ce qui concerne les cerveaux artificiels. Aujourd’hui, nous avons les IA – Intelligence Artificielle (ou Ignorance Artificielle). J’aime ces émissions où l’on voit une pièce comme la verrait un robot. Quelqu’un entre et on entend un son mécanique tandis que la petite machine fait le point sur cette personne. « Homme blanc. La soixantaine. Devrait perdre 5kg. A un air bizarre. » Ensuite, un rayon mortel jaillit du robot et rôtit le pauvre gars. Une voix mécanique annonce : « Menace éliminée. »

Nous sommes un peu comme ce robot.

Menace éliminée

Nous jugeons et évaluons constamment les autres. Notre jugement en révèle davantage à notre sujet – nos valeurs, nos antécédents, notre fierté, notre insécurité – qu’il n’en révèle sur la personne que nous jugeons.

Si nous avons une mauvaise opinion des autres, cela peut révéler l’une ou l’autre de ces deux choses : soit nous avons une mauvaise opinion de nous-mêmes et nous essayons d’abaisser les autres à notre niveau, soit nous sommes arrogants et pensons que personne n’est aussi compétent, intelligent et bon que nous.

Aucune de ces attitudes ne me semble saine.

Quand on passe son temps à juger les autres, on finit par être jugés aussi, à la fois par Dieu et par les autres. Qui pourrait tenir le coup face à un examen aussi minutieux ?

Wouah ! Donc, il faut être « Alice au Pays des Merveilles », béatement aveugle, délicieusement naïf devant les fautes des autres ? Cela pourrait nous exploser au visage. Nous devons être honnêtes et lucides dans notre évaluation des autres. Si quelqu’un a mangé de l’ail et de l’oignon, nous reculons d’un pas ou deux, mais nous continuons à parler. Et nous lui offrons discrètement des Tic Tac.

Mais le genre de jugement dont Jésus parle conduit à la condamnation et la condamnation implique une finalité qui ne laisse place ni à la miséricorde, ni au changement. « Je t’ai jugé et tu vas aller en prison où tu serviras jusqu’au terme de ta peine ! Tu récoltes le résultat de tes actions. »

Profilage

Nous sommes constamment en train de « profiler » les autres. Nous mettons les gens qui sont beaux dans une catégorie et nous leur donnons une longueur d’avance. Les gens quelconques doivent

rester tout en arrière. « Il est trop blanc, trop noir, trop rouge. Elle est trop maigre, trop grosse, infirme, handicapée, etc. » Certaines des meilleures personnes que j’aie jamais rencontrées m’ont paru très bizarres de prime abord (tous mes amis qui lisent ces lignes se demandent immédiatement : « est-ce qu’il parle de moi ? »

Notre travail n’est pas de juger ni de condamner les autres. Jésus a le droit de nous juger mais il ne le fait pas. Il prie pour nous et nous aime d’une façon incroyable. (Romains 8:34,3). Le diable essaye de nous juger et de nous condamner mais le Seigneur le fait taire (Zacharie 3:1,2).

Si le Seigneur ne laisse pas Satan juger et condamner mon frère, qui suis-je pour le faire ? SELAH (fais une pause et réfléchis-y !)

Si nous cherchons des imperfections, nous en trouverons. Si nous cherchons les fruits de Dieu chez Ses enfants, nous les trouverons.

Comment agir envers notre frère moins-que-parfait ? Nous savons comment il est et nous l’aimons. Tout comme l’Esprit de Dieu nous remplit et attise les dons spirituels dans notre vie, Il attise aussi notre amour pour les autres.

L’amour voit l’invisible

Le jugement et la condamnation voient la condition de mon frère comme définitive. L’amour le voit dans un processus de changement, en train de devenir tel que Dieu le veut, même si nous devons plisser les yeux pour voir les signes de la gloire de Dieu en lui. (2 Corinthiens 3:18)

L’amour de Dieu qui remplit notre cœur -

- Est bon et patient.

- Il n’est pas fier (le jugement et la condamnation dégoulinent souvent d’un cœur fier).

- L’amour n’est pas envieux (est-ce que l’envie ne serait pas une motivation pour condamner les autres?)

- L’amour ne se vante pas, ne s’enfle pas d’orgueil (nous ne croyons pas que nous sommes les seuls à avoir tout compris).

- Il n’est pas agressif (envers notre femme, notre mari ni nos enfants)

- Il ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne soupçonne pas le mal,

- Il ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit de la vérité ;

- Il protège toujours.

L’amour est toujours confiant, toujours plein d’espoir… Wouah ! Attends une minute ! L’amour voit son frère non comme un criminel qui doit être condamné, mais comme une œuvre de Dieu en cours. Nous continuons d’espérer le changement parce que nous prions pour lui, nous aimons pour tirer vers lui, nous nous accrochons à lui. Nous refusons d’enfermer nos frères dans la prison de notre esprit. Nous sommes là pour eux et nous anticipons leur croissance.

L’amour persévère toujours. (Il ne cesse jamais d’espérer, ne cesse jamais de vouloir le meilleur pour cette personne. Nous ne nous laissons jamais aller à un désir de vengeance.)

(D’après 1 Corinthiens 13).

« Ô Seigneur, fais de moi cet homme par Ton Esprit. Je n’en suis pas encore là, alors s’il te plaît, sois patient avec moi. »

Voilà une question pour toi : qui est la personne que tu connais qui vit le plus comme cela ? Pour ma part, je pense à plusieurs personnes – pas parfaites, rassure-toi, mais qui croient en l’autre et l’aide à grandir par leurs prières, leur exemple et leurs encouragements. Parle-moi un peu de cette personne.

 

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« Dieu, je ne comprends pas ! »

Mon Dieu, mon dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Psaumes 22:1)

Mesdames, vous avez du mal à comprendre les hommes, n’est-ce pas ? Tous ces grattages peu élégants, ces rots et ces cris devant un écran de télévision quand l’équipe favorite est en train de jouer vous semble être une perte d’énergie qui pourrait être mieux employée...

… Comme par exemple, employée à vous écouter et à faire attention à vous.

Et pour vous, les gars, essayer de comprendre les femelles de notre espèce équivaut à peu près à essayer de comprendre la physique nucléaire. Après quarante sept ans, je ne comprends toujours pas entièrement ma femme, mais je connais les effets de certaines choses que je dis.

Donc, je dois toujours réfléchir pour savoir si un autre « bang » sur mon épaule vaut la joie de la taquiner un peu. « Est-ce que ça en vaut la peine ? » (Bien sûr que oui!)

Comment comprendre Dieu

Si nous ne pouvons pas nous comprendre les uns les autres, comment pouvons-nous espérer comprendre notre Créateur et Sa façon d’agir ?

Nous essayons.

Nous essayons de regarder la vie d’une façon cohérente avec la Parole de Dieu, qui peut être adaptée à toutes les occasions.

- Nous sommes positifs et nous confessons les bonnes choses, mais parfois...

- Nous sommes stoïques et nous disons que Dieu nous donne des épreuves, ou les permet, pour notre bien, alors nous « profitons de notre souffrance. » Mais ce n’est pas toujouirs un réconfort quand on souffre comme un fou.

- Nous essayons de faire de Dieu notre serviteur et nous disons : « Si je suis bon et que je fais tout comme il faut, Dieu me récompensera avec de bonnes choses. Seules les mauvaises personnes ont des problèmes. » Et quand nous avons des problèmes, nous sommes dans la confusion.

- Et, et, et...

La vie ne s’accorde pas toujours à notre façon de voir le monde, même si notre philosophie est en grande partie correcte. Mais que faire, alors ?

Même le Fils de Dieu a crié : « … pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Que faire quand la vie semble échapper à tout contrôle ? Quand les choses ne s’accordent pas à notre philosophie de vie, il nous reste...

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Le bon côté d’être fou

stagger-2092704 640Parfois, je me dis que la vie serait plus simple si j’étais (plus) fou. Si j’étais fou, je pourrais accomplir de grandes choses.

Et si je me tapais la tête contre un mur et me réveillais persuadé d’être Napoléon ? Dans mon esprit, je commanderais de grandes armées. Les gens me révéreraient et me craindraient. Et, dans la mesure où je serais fou, je pourrais laisser de côté les parties où je grelottais en Russie et où je mourrais du cancer sur une île isolée.

Je pourrais aussi croire que je suis un grand chanteur qui aurait gagné « la France a un incroyable talent ». Je pourrais m’appeler Elvis Porter ou David Pavarotti. Je pourrais chanter à pleins poumons en descendant la rue. Tu me prendrais pour un fou, et après ? Je serais une légende dans ma tête.

Mais si je suis fou, comment pourrais-je le savoir ? L’illusion me paraîtrait réelle. « Si je suis en train de rêver, ne me réveillez pas ! »

 

Le délire des croyants en Christ ?


De nombreuses personnes pensent que les chrétiens vivent dans un monde fantaisiste.

Une des stars du nouvel athéisme, Christopher Hitchens, a écrit : « La relation entre la foi religieuse et le désordre mental est, du point de vue du tolérant et du « multiculturel », à la fois terriblement évident et hautement inavouable. »

Un article du Forbes magazine montre son désaccord : « Une nouvelle étude de ‘’Harvard’s T.H. Chan School of Public Health’’ a prouvé que les enfants et les adolescents élevés avec des pratiques religieuses ou spirituelles tendaient à avoir une meilleure santé physique et mentale que les autres enfants de leur âge. » (Cela t’amène à te demander qui est délirant quand tu considères les faits plutôt que les préjugés.)
(https://www.forbes.com/…/raising-kids-with-religion-or-sp…/…)

Ok David, mais quand même ! Le cœur du christianisme, c’est la foi en la résurrection de Jésus qui a payé le prix pour nos péchés et qui est ressuscité d’entre les morts par la puissance de Son Père. A-t-on jamais vu une chose pareille ?

Je me suis posé cette question. « Est-ce que je crois vraiment que Jésus est revenu d’entre les morts et qu’Il est toujours vivant ? » Cette foi est centrale pour être en accord avec Dieu, d’après la Bible.

« Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut, selon ce que dit l'Écriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus. (La Bible, Romains 10 :9-11)
Est-ce que je le crois ?

Et puis, j’ai pensé : “Je prie le Seigneur Jésus et je SAIS qu’Il est là, qu’Il m’entend. Un homme mort ne peut pas entendre. Un homme mort ne peut pas répondre. Oui, je crois qu’Il est vivant. »


Un sixième sens

 

Nous limitons un peu bêtement la réalité à ce que nous pouvons percevoir avec nos cinq sens. Mais Dieu nous a équipé d’un « sens spirituel » avec lequel nous pouvons savoir. Nous pouvons croire. Allons David, tu crois vraiment cela ?

A une époque, des hommes instruits ont déterminé qu’il existait seulement trois dimensions. Tu peux choisir leur nom parmi ces termes : longueur, largeur, hauteur et profondeur. A présent, nous n’en sommes plus aussi sûr.

Margaret Wertheim écrit : “… nous avons l’habitude de penser à l’espace comme ayant trois dimensions, mais la relativité décrit un univers à quatre dimensions et la théorie des cordes dit qu’il en a dix – voire onze selon les versions. Il y a des variations de la théorie en vingt-six dimensions et, récemment, des purs mathématiciens ont été tout excités par une version décrivant un espace à vingt-quatre dimensions. » (https://aeon.co/…/how-many-dimensions-are-there-and-what-do…)

Donc, est-ce que le fait de limiter notre perception de la réalité à ce que nous disent nos cinq sens est vraiment si intelligent ?


Le bon côté de la folie


Est-ce que je crois réellement que Jésus est ressuscité d’entre les morts ? Oui ! Je sais qu’Il est vivant parce que je Le connais. Je Le connais.

De nombreuses personnes croient certaines choses à propos de Jésus. Mais écoute un peu ça : « Et c'est à cause de cela que je souffre ces choses ; mais j'en ai point honte, car je sais en qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il a la puissance de garder mon dépôt jusqu'à ce jour-là » (2 Timothée 1 :12).

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Les arts magiques !

marten-newhall-226066-unsplashTriste réalité, pour nous croyants, que ce besoin de tant de gens d’avoir recours aux arts magiques, aux sortilèges, à la divination, d’avoir recours aux Ténèbres pour trouver une réponse, avoir une guérison ou accéder à une certaine réussite !

Nous aimerions vous rappeler, ici, ces quelques paroles de condamnation tirées de la Bible, paroles d’hier quand les temps étaient à la croyance aux esprits, et pourtant toujours paroles pour aujourd’hui tant les pratiques ou arts magiques sont encore si présents et si recherchés par nos contemporains.

« Qu’on ne trouve chez toi… personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination au Seigneur » (Deutéronome 18/10,12).
« Si quelqu’un s’adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer à eux, je tournerai ma face contre cet homme » dit Dieu (Lévitique 20/6).
« Ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les » dit l’apôtre Paul (Ephésiens 5/11).

D’où naît ce besoin chez tant de gens d’aller ainsi consulter ces médiums, ces sorciers, ces diseuses de bonne aventure ? Du besoin de sécurité que créent les épreuves, les soucis, les deuils, les détresses, les échecs… Besoin d’une parole qui rassure, besoin d’une force qui guérisse, besoin de bonheur, et de tant d’autres choses pour répondre à ce désir profond de chacun, être en paix, avoir enfin un avenir meilleur.

Voici, chers amis, la bonne nouvelle, celle de Dieu qui dit pour vous : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes » (Evangile de Matthieu 11/28,29). Celui qui parle ainsi, c’est Jésus qui est le Christ, le Sauveur de tous. Lisez les évangiles et découvrez ce bon message qui éloigne du monde occulte, ténébreux, incertain, et amène à la lumière véritable, celle qui est vie et vérité.
Ne recherchez plus dans ou auprès des Ténèbres ce que vous avez dans et avec la Lumière qui est en Jésus-Christ ! Ce qui est ténèbres vous entraîne dans le malheur, ce qui est lumière vous amène à la vie. En Jésus-Christ crucifié, ressuscité, glorifié, Dieu répond aux besoins de tout à chacun, en Lui salut et guérison, en Lui paix certaine par le pardon, en Lui paix avec soi-même, paix avec Dieu.

Si ce message vous interpelle, et si vous avez besoin d’en parler, n’hésitez pas à nous contacter. Soyez bénis par Dieu !

Pasteur Philippe BAK

image: Photo by Marten Newhall on Unsplash

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Qui est ce Jésus ?

jon-tyson-589839-unsplashColossiens 1 : en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés. 15 Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

1.  L'IMAGE DE DIEU LE PERE

Un enfant dessinait à l'école du Dimanche. “Que dessines-tu?” lui demanda la monitrice, intéressée par ce qu'elle voyait. “Moi, je fais le dessin de Dieu,” répondit l'enfant tout fier.

La monitrice voulait bien faire son travail, alors elle l'informa que personne ne connaissait l'aspect de Dieu. “Je sais,” répliqua le petit, tout concentré sur son chef d'oeuvre, “Je n'ai pas encore terminé mon dessin.”

Colossiens 1 : 15 Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

Nous voulons toujours voir. Philippe a plaidé : “Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jean 14 : 8  Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.

La réponse de Jésus était très significative:

Jean 14 : 9  Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père; comment dis-tu : Montre-nous le Père ?

L'image du Père. Si vous voulez connaître Dieu le Père, regardez son Fils. Il est l'image parfaite de Dieu. Une traduction dit “l'image exacte.” Le mot en grec pour “image” employé ici pourrait être traduit par “portrait.” Donc, en voyant Jésus, nous voyons le portrait de Dieu. Mais plus qu'un portrait, parce qu'un portrait ne vit pas. Il est...

2. LE PREMIER-NE.

Colossiens 1 : 15--Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

Les voleurs de sa gloire sautent sur ce verset pour enseigner que Jésus n'est pas éternel, qu'Il est un être créé comme nous. Mais ouvrons les yeux! Le verset suivant dit que Jésus a tout créé. Il s'est créé Lui-même, par hasard? Non, comme Dieu le Père, Il existe de toute éternité.

Il fonctionne comme le premier-né dans ce sens : autrefois, le mâle premier-né dans une famille avait plus d'honneur que les autres enfants. A la mort du père, ce premier enfant héritait le double de ce qu'héritaient les autres. Il devenait le chef de la famille.

Souvent, chez les rois, le premier-né prenait le royaume après son père. Jésus avait la position du premier-né vis à vis de la création, bien qu'Il ne fût pas créé. C'est Lui qui est le...

3. CREATEUR

Mais suivons cette piste un moment, pour saisir une importante vérité. En Jésus tout a été créé. Il existait avant la création

Colossiens 1 : 16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. 17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.

Puis, il a tout créé. Ensuite, pour nous sauver, Il est entré dans sa création. Il est devenu ce que nous sommes, tout en gardant sa divinité. Le Fils de Dieu est devenu le Fils de l'homme, afin que les fils de l'homme deviennent des fils de Dieu.

Il y a des ramifications étonnantes à cette vérité. Jésus ne s'est pas revêtu de l'humanité pour l'abandonner, une fois la tâche accomplie. Non, Il s'est éternellement lié à nous dans l'incarnation. Il a toujours son humanité, aussi bien que sa divinité.

Celui qui était esprit a maintenant un corps... corps humain devenu spirituel à sa résurrection.

1 Corinthiens 15 : 44  il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel.

Il a un corps, comme nous en aurons un après notre résurrection. Il n'est pas entré dans notre existence seulement pour s'en laver les mains après sa résurrection. Il s'est lié éternellement aux membres de son église.

Colossiens 1 : 18  Il est la tête du corps de l'Eglise; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier.

Il est la tête de l'Eglise, nous sommes le corps. Il ne peut y avoir un lien plus étroit. Jésus s'est lié éternellement à nous.

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Le pardon répare et restaure notre vie

alp-studio-618470-unsplashJean-Marc FEREZ

Voici aujourd’hui un témoignage que j’ai à cœur de partager avec vous. Il s’agit d’une expérience de réconciliation extraordinaire que j’ai vécue en juin 2010.

Ce jour là, maman était en fin de vie. J’étais assis à côté d’elle dans la chambre d’hôpital et j’ai assisté à son dernier souffle. C’est bien sûr une expérience très douloureuse. Papa est arrivé dans la chambre quelques minutes seulement après le décès ainsi que mes deux sœurs.

Le lendemain, papa et moi sommes allés à la chambre mortuaire pour nous recueillir. D’un seul coup, je le sens me tirer par le bras et m’arrêter dans mon élan. Il me fait savoir qu’il a quelque chose de très important à me dire. Je lui réponds que je suis à son écoute.

Il me demande alors pardon ! Pardon au nom de ma maman pour tout le mal qu’elle m’a fait, pardon en son nom personnel aussi pour le mal qu’il a laissé faire. Il me fait alors comprendre que s’il avait pris ma défense il aurait perdu son couple. Il devait choisir entre sa femme et son fils. Il a décidé de ne pas assumer son rôle de papa et de laisser faire. Pour ces faits il a demandé sincèrement pardon.

Je ne savais pas quelle émotion je devais manifester. Devais-je continuer à pleurer la mort de maman ou rire aux éclats, exprimer ma joie pour cette demande de pardon ? Je n’ai exprimé aucune émotion particulière. J’ai dit que je comprenais et pardonnais. Papa nous a quittés six ans après maman, l’année dernière.

Pendant ces six ans j’ai vécu une véritable relation d’amitié avec lui. J’ai pu prendre soin de lui autant qu’il m’était possible pendant sa fin de vie. J’ai pu lui témoigner du fait que je n’avais aucun ressentiment vis-à-vis de lui. Au contraire, il n’y avait que de l’amour dans mon cœur à son égard. Oui, quand une demande de pardon est formulée, il est bon et juste que nous répondions favorablement de la même manière que nous nous attendons nous-mêmes à être pardonnés quand nous nous humilions devant les personnes que nous avons offensées.

Le pardon est réparateur

Le pardon change tout dans une vie. Il est réparateur. Il est un élément indispensable pour vivre une restauration profonde, une guérison intérieure complète. Que Dieu nous aide dans cette démarche, nous ne le regretterons jamais.

Je pense qu’il était très douloureux pour papa de s’humilier devant moi de cette façon. J’ai compris qu’il avait gardé ce fardeau dans son cœur pendant toute ma vie. J’avais quarante sept ans à l’époque. Il a sauté sur cette occasion inattendue pour me demander pardon. Il n’a pas pu pleurer la mort de sa chère épouse avant d’entreprendre cette démarche.

Son attitude m’a déchiré le cœur car j’ai compris sa souffrance. Il s’est libéré le cœur en demandant pardon. Il a déposé son fardeau devant moi avec confiance que je répondrai favorablement. Il connaissait mon témoignage chrétien. Il s’attendait à ma réponse favorable.

Ceci dit, il avait bien vu que tout au long de ma vie je n’avais jamais eu de comportement vis-à-vis de mes parents qui démontrait une quelconque trace de rancune à leur égard. Je crois, oui, qu’il attendait ce pardon pour pouvoir vivre enfin libre. Je crois qu’en même temps il demandait pardon à Dieu. Il reconnaissait son mal, son manquement. J’ai vraiment honoré et respecté sa démarche si courageuse.

Aujourd’hui je loue cet homme pour ce qu’il a fait et je suis sûr que mon Dieu a sauvé son âme et qu’il l’a accueilli dans son Royaume de gloire éternelle.

Ainsi, il nous est possible, nous-mêmes de venir demander pardon à quelqu’un que nous avons offensé. Oui s’est humiliant, difficile et il faut du courage car nous ne savons pas comment la personne en face va réagir.

Le pardon change notre vision du passé

Peut-être que cette personne se trouve amère, pleine de rancune et de haine. Cependant, il est important de venir pour le faire et Dieu nous y aide.

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La crainte-- vaincre l’épouvantail nommé Crainte

cartoon-2027047 640Internet est un fabuleux moyen de trouver de bonnes illustrations. Nous pouvons aussi y trouver l’avis d’autres personnes qui vont te dire que cette merveilleuse illustration n’est qu’un tas d’âneries.

Par exemple, il y avait cette histoire très inspirante de la maman aigle qui apprend à ses jeunes comment voler. Elle les fait monter sur son dos, vole haut, haut dans le ciel, puis les fait tomber. Le petit n’a plus qu’à battre des ailes pour essayer de voler. Quand il risque de s’écraser, elle se glisse en-dessous de lui, retourne dans le ciel avant de le laisser tomber à nouveau.

Au bout du compte, le petit apprend à voler (ou meurt).

J’allais vous parler de cette image, aujourd’hui, mais après quelques recherches profondes et ardues (peut-être quinze minutes sur youtube et internet), il semble qu’il y ait plus de votes contre la véracité de cette histoire que de votes pour.

Je commence moi-même à en douter. Au moment où l’aiglon est assez âgé pour voler, il est presque aussi gros que ses parents.

J’imagine la discussion de sa maman avec une de ses tantes : « Tu ne le croirais pas, Marie-Chantale ! Ce garçon est aussi gros qu’une vache et mange comme un cheval. Quand je me suis glissée sous lui pour le rattraper, il m’a presque écrasée sur le sol ! »

Les hauteurs nous effraient


Ça a réellement gâché une belle illustration. Mais, que sa maman le prenne ou non sur son dos, cet apprentissage du vol doit être effrayant. Les nids des aigles sont VRAIMENT très haut.

Tu t’imagines au bord d’un nid perché à trente mètres, en train de rassembler ton courage pour sauter pour la première fois ? « Ok, je peux le faire… Oui, allez, on y va… euh, demain… peut-être. Après tout, on pourrait bien en mourir. »

Comme mon copain l’aiglon, j’ai remarqué que j’avais une tendance à craindre les choses que je ne veux pas faire ou, plus particulièrement, les choses dont j’ai peur. Résultat, je tergiverse. Je me tiens au bord du nid et j’imagine tout ce qui pourrait mal tourner. L’imagination alimente le sentiment de crainte et le saut nous semble soudain haut de 300 mètres plutôt que de 30.

Le dictionnaire dit que la crainte est « une peur ou une anxiété extrême au sujet d’une chose qui va arriver ou qui pourrait arriver. »
Quelques synonymes de crainte : anxiété, appréhension, consternation, détresse, frayeur, stress, inquiétude, malaise.

Donc, ta belle-mère prévoit une visite et la crainte remonte à la surface de tes émotions.

Cet examen final et important se dresse à l’horizon et tu prévois déjà le désastre, un mois à l’avance. La crainte.

Deux amis différents ont le cancer et tu t’imagines en train de subir de la chimiothérapie. La crainte.

Le pasteur te demande d’enseigner à l’étude biblique du mercredi soir et tu imagines que personne ne va venir, que tu vas oublier tout ce que tu voulais dire et que le monde tel que tu le connaissais va arriver à son terme.
« Et si mes enfants avaient un terrible accident. »

(Pour les jeunes) « Et si j’avais un bouton le jour de mon rendez-vous. »
Et si...

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30 ans à souffrir de TOC

jeremy-perkins-278351-unsplashPar Timothée Paton

Trente ans c’est long. Trente ans de souffrance psychique et de combat constant. Les TOC ne prennent jamais de congés. Ne vous octroient jamais de jour de repos. Vous tiennent captif chaque jour de l’année. Ne vous accordent aucun répit. Vous accompagnent quel que soit l’endroit où vous vous rendez.

Je crois que seuls les quelque 3% de la population qui en souffrent peuvent mesurer à quel point les Troubles Obsessionnels Compulsifs sont oppressants, déstabilisants, terrifiants.

On les mentionne trop rarement dans les médias et jamais dans l’Église.

La définition du TOC que donne le médecin français Christophe André est la suivante : une m aladie anxieuse assez sévère. Le patient souffre d'idées fixes, qui deviennent envahissantes, angoissantes et tyranniques. Le mode opératoire de ces troubles est toujours le même : une idée intrusive surgit (ai - je bien éteint la lumière ?) qui déclenche un e très forte angoisse. Il devient impératif d'aller vérifier. Et à chaque fois que cette interrogation obsédante ressurgit, le

malade va se rassurer avec ce rituel de vérification. Mais ce mécanisme va

rapidement tourner à l'obsession, les gestes rituels n e parviendront dès lors

à baisser le niveau d'angoisse que de courts instants seulement.

   Mes tous premiers souvenirs de TOC (bien avant que je ne sache qu’ils portaient un nom) remontent au début de mon adolescence. Jusqu’à l’âge de 14 ans, j’ai vécu une enfance normale, sans souci. Mon frère, élevé dans le même environnement d’amour et de sécurité, n’a jamais souffert de tels troubles.

Le probleme commence

Nous habitions paisiblement dans un petit appartement à Clermont- Ferrand, dans le Centre de la France.

Un jour où je m’apprêtais à sortir seul, je fermai la porte à clé, comme d’habitude. Je vérifiai que la porte était bien fermée. Puis je vérifiai de nouveau. Et encore. Plusieurs fois de suite. Jusqu’à ce que la poignée se casse.

Ce jour-là, c’est comme si au fond de moi un barrage venait de se fissurer, ouvrant la voie à des torrents d’eau qui ont bien failli m’emporter.

Au fil des ans, j’ai cru parfois couler tant la force de ces Troubles Obsessionnels Compulsifs me faisait perdre pied. Sans Jésus, il y a bien longtemps que j’aurais été balayé par les flots.

Les TOC ont imprégné toute ma vie. On pensait au début que ce ne serait que passager, un problème d’adolescence. Le problème est resté et n’a fait qu’empirer au fil des ans.

Je me suis mis à tout vérifier : les portes sont-elles bien fermées ? La lumière est-elle bien éteinte ? Le frein à main de ma voiture est-il bien serré ? Une liste de craintes irrationnelles sans fin…

S’inquiéter de la sorte est inutile

Ceux qui souffrent de TOC savent pertinemment au fond d’eux-mêmes que s’inquiéter de la sorte est inutile. On ne peut pourtant se défaire de telles angoisses. Dire qu’il est insensé de s’inquiéter ainsi ne change absolument rien : la frustration n’en est souvent que plus intense.

Pendant des années je me suis senti comme ‘responsable’ de tout ce qui, à mes yeux, n’était pas à sa place. Que ce soit un simple sac en plastique sur la pelouse d’un jardin public ou un objet sur l’étagère d’un magasin, légèrement en équilibre, prêt à tomber dans le vide.

C’est comme si je pouvais voir ce que les autres ne voient pas. L’ayant vu, la responsabilité d’intervenir s’impose à moi. Le ‘syndrome du sauveur’ en quelque sorte.

Jeune pasteur, je rendais souvent visite aux membres de l’église. M’asseoir à table avec eux provoquait de très fortes anxiétés : je voyais tant de choses dans leur maison à remettre en place, au ‘bon endroit’. Me concentrer sur une conversation devenait extrêmement difficile.

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