LE PARCOURS DU COMBATTANT
- Publié dans Croissance
- Écrit par Guy Bergamini
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LE PARCOURS DU COMBATTANT
Chroniques de la Foi par Guy Bergamini

« ON VA FAIRE DE VOUS DES HOMMES ! » hurlait notre sergent-chef.
Il fallait venir à l'armée pour l'apprendre. Jusque là, je croyais que j'en étais un… enfin presque d'après le sous-officier. Petit, trapu, bien dans ses rangers apparemment, habillé tout en couleur kaki « Tu ne m'as pas vu, je suis dans le maquis », le gradé qui avait tout un actif militaire derrière lui et aussi « sur lui », médailles à l'appui, allait faire de nous des hommes, des combattants, des gagnants.
Ce matin là, dès le réveil, on s'est mis en route avec le paquetage sur le dos pour une marche de quarante kilomètres, rien à voir avec une promenade santé. Le long du parcours, toutes sortes de difficultés nous attendaient, édifiées par la nature elle-même ou par la main de l'homme. Tous ces obstacles, toutes ces épreuves consistaient à former un homme.
La marche par la foi n'est pas la ballade du dimanche mais un véritable parcours du combattant où notre grand Général a mesuré chaque défi sur mesure. Le disciple du Christ est appelé à la discipline et au développement de la vie spirituelle, aux activités de l'esprit afin de devenir un homme fait, à la stature de Jésus-Christ.
Ça ne tombe pas tout cuit du ciel
Ma mère me répétait souvent : « Tu crois que ça tombe tout cuit du ciel dans ton bec ! » Je ne sais pas si elle connaissait l'histoire des cailles que l'Éternel avait envoyées aux enfants d'Israël au désert mais de toute manière, même si la température était élevée elle était bien insuffisante pour que les cailles tombent « toutes cuites ». Il fallait toujours bien les déplumer et les cuire, les mastiquer et les avaler.
J'étais un « touche à tout ». En réalité, je ne m'accrochais à rien et ne persévérais en rien, sinon qu'à faire le mal. Je suppose que l'instabilité familiale, l'insécurité permanente dans laquelle nous vivions, au jour le jour, sans argent, sans ancrage, sans repère ont eu une répercussion sur ma vie.
Si je n'avais pas de réussite instantanée, s'il fallait poursuivre l'effort, se discipliner pour arriver, c'était fichu. Mon découragement venait d'un état de dépression, je n'avais aucun goût à poursuivre quoi que ce soit, je remettais tout en doute et je me disais que de toute manière cela ne servirait à rien.
L'oisiveté et la paresse environnèrent mon adolescence et je finis par sombrer dans la drogue, la facilité, l'indiscipline, et l'envie de mourir. Je n'avais aucun but réel et profond, je ne souhaitais pas vivre selon le slogan : Boulot, dodo, métro !
Quand le Ressuscité est entré dans la tombe de ma vie, je connus l'explosion, la puissance de Dieu, la nouvelle naissance par le Saint Esprit. C'est réellement « tombé d'en haut » !
Mais ce n'était pas « tout cuit ». Dieu m'a appris à ajouter, à garnir, à compléter la foi vivante par les qualités spirituelles que l'apôtre Pierre décrit dans son épître.
Je savais pour quoi et pour qui maintenant je vivais. J'avais une véritable raison de vivre, un but extraordinaire, une passion dévorante : Le Christ, Chemin, Vérité et Vie. Je ne tenais pas, ni ne tient toujours pas à mettre en oubli le pourquoi de la purification de mes anciens péchés (2 Pierre 1 : 9), le sens de la conversion.
Beaucoup de chrétiens sont myopathes. Ils n'ont aucun muscle spirituel. L'abattement, la tristesse, la faiblesse les caractérisent. Ils ne pratiquent pas la discipline des champions de la foi. Ils ont pensé que « tout était cuit », que la foi est suffisante et que tout suivrait automatiquement.
Nous sommes tous éblouis par les artistes de talents, les gens du cirque, les sportifs à haut niveau, les cascadeurs à haut risque. Dans une certaine émission, l'animateur recommande toujours aux spectateurs ou téléspectateurs, avant que le spectacle ne commence, de ne jamais faire ce que ces artistes vont faire. Il insiste et répète : « Cette discipline demande des années d'entraînement et une maîtrise parfaite de la discipline »
On ne peut pas s'improviser champion. Il en est de même avec Dieu.
Tueur des géant ... tueur d'un ours
Le tueur de l'ours et du lion devient le tueur de Goliath. Cela ne s'est pas improvisé. Le gamin aux cheveux roux et beau de figure, taillé comme un « dieu » est descendu dans la vallée de la discipline, de l'ordre et de l'organisation. Mais avant d'en arriver là, il a certainement tué un loup, un renard ou un plus petit prédateur.
« Il exerce mes mains au combat » déclare David au Psaume 18.35
Dieu n'est pas du côté de la paresse, du désordre et de l'indiscipline. Non avec Dieu « ça ne tombe pas tout cuit ». Il nous faut prendre le contrôle de notre vie et se construire une réelle musculature chrétienne. Elle prend forme dans le secret de la salle de musculation, votre chambre, le lieu où vous cultivez votre relation avec votre Dieu. Ce n'est pas en cinq minutes que l'on se muscle le corps. Il en est de même pour votre foi.
Ajoutez la persévérance
L'endurance ou le souffle long, tenir haut, avoir un long nez ! Nous devons apprendre la persévérance par laquelle Dieu fait son œuvre. Il faut laisser du temps à Dieu de faire en nous et autour de nous son œuvre. La Bible nous assure que l'épreuve, le défi, l'obstacle de la foi produisent la persévérance. Jacques 1.1/4
« Vous avez besoin de persévérance » déclare le Seigneur en Hébreux 10.36
Laissez Dieu vous entraîner dans le parcours du combattant et écoutez toutes les voix des vainqueurs, qui du haut des gradins célestes, vous crient : « Persévère, relève-toi, vas-y, continue, prends courage » !
Ne sois pas un sprinter mais un coureur au souffle long et si tu peines aujourd'hui, Dieu a un deuxième souffle pour toi par son Esprit.
Rien à voir avec le cours de mise en forme de ce style : « Ouvrez, baissez ! (Le dire lentement) ; Ouvrez, baissez ; Ouvrez………… Et maintenant passons à l'autre paupière. (Cours de gymnastique suisse)
A la prochaine fois. En attendant prenez du souffle ! (2 Pierre 1.5/11)






Nathalie athée, moi croyant non pratiquant ! C’est avec un tel état de coeur que nous nous sommes rendu pour la première fois de notre vie dans une réunion d’une Eglise Evangélique, en février 1984.



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