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David Porter

David Porter

Libérer de la drogue pour une nouvelle vie

A 4

Mathieu Thoman

Tourner la page, repartir à zéro, sur de nouvelles bases plus solides et plus saines, c’est  ce que j’ai pu expérimenté en 2003, étant alors en pleine rupture avec ma famille, le monde scolaire et les institutions de mon pays.

A cette époque, une de mes sœurs, Rachel, m’encourageait à m’en sortir, à quitter le milieu de la délinquance et de la toxicomanie, mon quotidien depuis plusieurs années. Sa solution ? Faire appel à Jésus. Ce nom, je n’en voulais clairement pas. Je me définissais fièrement comme sans Dieu ni foi ni loi. Je n’en voyais ni l’utilité, ni le besoin.

Tout en respectant les personnes qui « ont la foi »--culture et éducation réunionnaise obligent--pour moi les chrétiens et les croyants en général étaient des gens qui ont besoin d’une béquille pour s’en sortir dans la vie, des « faibles ».

L’inscription surprise

Courant Octobre 2003, Rachel m’annonce avec un grand sourire qu’elle et ma mère m’ont inscrit à un rassemblement de jeunes chrétiens, le temps d’un week-end appelé « Espérance & Vie » à Saint-Pierre (Île de la Réunion).

J’étais tellement énervé… Mais j’ai dû accepter parce que ma mère, divorcée et à la charge de 6 enfants, cumulait deux boulots pour nous faire vivre et cet effort financier de sa part, je me devais de le respecter. J’ai tout de même mis un point d’honneur à leur faire comprendre que je n’étais vraiment pas motivé à participer à cet événement.

Loin de se démonter, ma petite sœur a même réussi à me convaincre de participer à une réunion publique qui se déroulait en plein air la veille du rassemblement jeunesse. Ce soir-là, sous l’effet de la drogue, je n’ai pas tout saisi de ce qui avait été dit mais j’ai été irrésistiblement attiré par cet appel lancé à la foule : « à tous ceux qui désirent repartir à zéro, être libre de la drogue, l’alcool, Jésus peut faire quelque chose pour vous, approchez-vous afin que nous prions pour vous et avec vous. »

C’est ce que j’ai fait après beaucoup d’hésitation, ne voulant pas être reconnu par mes compagnons de la rue. Quelqu’un a prié pour moi. Un miracle a eu lieu ! Pour la première fois depuis des années, je suis rentré à la maison sans passer par la case boîte de nuit, drogue et alcool.

Le lendemain, le miracle a continué : j’étais à jeun ! Ce matin-là, avec de plus de 300 jeunes, Greg Beggs, un missionnaire américain invité pour l’occasion, nous parlait de ce qui a motivé l’apôtre Paul à suivre Jésus. Suite à son intervention, un temps de prière nous était proposé.

Interpelé, je réalisais que Jésus était présent, je réalisais qu’il existait vraiment. Là, à ma place, je réalisais qu’il y avait un fossé entre la vie et l’éternité que me propose Dieu et ma vie actuelle. Pour la première fois depuis des années, j’ai parlé à Jésus. Je lui ai demandé de me pardonner mon indifférence à son égard, ma vie de drogué, mon égoïsme… Je lui ai demandé de venir briser mon cœur endurci, de sauver, de changer le cours de mon existence.

Il l’a fait.

J’ai été comme soulagé, libéré d’un fardeau intérieur. Plusieurs semaines après cette rencontre spirituelle avec Jésus-Christ, ma mère me faisait remarquer que je n’étais plus sous l’effet de drogue depuis un bon moment. Dans la même période, étant alors en pleine redécouverte de la Bible, j’ai lu un passage qui dit que celui qui est en Christ est une nouvelle création, les choses anciennes sont passées, tout est nouveau. C’est exactement ce qui était en train de se passer dans mon quotidien.

Être libéré instantanément de la drogue, de l’alcool et de la délinquance, cela peut sembler incroyable, miraculeux, puissant même. J’ai été comme « immergé » par la présence de Dieu jusqu’à parler une langue que je ne connaissais pas seulement 5 minutes après ma conversion.

On peut se dire : « waouh, puissant ! » Mais en réalité, mon témoignage, ma délivrance, « être rempli de l’Esprit » ne sont que la partie visible de l’iceberg. Ma conversion est en réalité le résultat de la consécration et l’obéissance de plusieurs disciples qui ont été les maillons d’une chaine pour me conduire à devenir moi aussi un disciple de Jésus.

Dominé par la peur ou poussé en avant par le désir ?

 

« Ce que les méchants redoutent leur arrive, ce que souhaitent les justes leur est accordé. » (Proverbes 10:24 BFC)

Je me souviens encore comme j’étais excité le 3 juillet parce que je savais que nous irions le jour suivant (la fete nationale aux USA) chez tante Ruth et que nous irions tous à la rivière pour nager, pécher et MANGER.

Tout le monde devrait avoir le privilège, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, de goûter à la cuisine de tante Ruth.

Ma mère luttait contre la dépression et la colère et, un 4 juillet, elle a menacé de nous obliger à rester à la maison au lieu d’aller avec papa chez tante Ruth. Quand tu as tellement envie de faire quelque chose, penser que tu ne pourras pas le faire, c’est comme recevoir un coup de poignard dans ton estomac de douze ans.

Maman a finalement changé d’avis et nous avons passé un très bon moment.

Le désir et la peur sont deux forces très puissantes qui peuvent nous pousser en avant dans la joie ou nous faire traîner les pieds avec appréhension.

Le 'poison' de Job

Job avait une vie dont rêvent beaucoup de gens : une belle famille, des richesses, du respect et une position dans la communauté, mais une chose empoisonnait le plaisir que ces bénédictions lui apportaient. Dans Job 3:25, nous avons un aperçu de ce qui se passait dans le monde apparemment parfait de Job. Il souffrait dans ses pensées : « Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive; Ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint » (Job 3:25).

Il avait une vie merveilleuse, mais elle était assombrie par la crainte que quelque chose vienne l’en priver.

J’ai découvert que la crainte essaye de déraciner notre désir et de s’installer à sa place si nous la laissons faire. « Oui, ce serait super si j’avais ça ou ce serait merveilleux si ça arrivait. Mais, et si… on ne sait jamais… mieux vaut un tiens que deux tu l’auras. Je pourrais bien tout perdre. Et si j’avais une maladie grave, que je perdais quelqu’un que j’aime ou que je n’avais pas assez d’argent ? »

Si tu es rempli de crainte, tu as déjà perdu une chose essentielle.

Une personne qui ne désire rien n’est pas aussi proche de Dieu qu’elle devrait l’être. Quand tu t’approches de Son cœur, tu commences à ressentir Son désir et à désirer les mêmes choses.

J’ai lu une histoire à propos d’un coiffeur qui pouvait parfois savoir à quoi pensaient ses clients quand il touchait leurs cheveux. C’était de la fiction (mais je suis sûr que tu vas y penser quand tu iras faire ta prochaine coupe).

Mais quand tu t’approches du cœur de Dieu, tu sais ce qu’Il ressent et ce qu’Il veut, et tu le veux aussi. Le désir te pousse à agir, à avancer, à espérer. Le désir donne de la saveur aux journées insipides grâce à un avant-goût de ce qui vient. Et cet avant-goût nous pousse en avant vers ce qu’on désire.

 Une des définitions de la crainte est : « Ressentir une extrême répugnance à l’idée de rencontrer ou de faire face à quelque chose. Craindre le futur, craindre de dire la vérité, craindre de parler en public. »

La crainte est de la souffrance inutile. Si la chose que tu craignais se produit, tu la vis deux fois. Est-ce que craindre une chose t’a déjà permis d’être prêt à l’affronter ? Et si elle ne se produit pas, tu es quand même blessé parce que tu l’as passée et repassée dans ta tête ! A chaque fois, tu ressens un peu de la souffrance que tu aurais ressentie si elle s’était réellement produite.

Et tu te retrouves à souffrir plusieurs fois ce que tu craignais ! Selah !

Pourquoi j’ai menacé mes fraisiers !

 

Il y a quelques années, j’ai planté des pieds de fraisiers dans le jardin. La première année, nous avons eu quelques petits fruits, mais rien d’extraordinaire. La deuxième année, c’était pire. Alors, j’ai compris qu’elles ne donneraient rien et que, même si elles le faisaient, je devrais me battre contre les oiseaux pour pouvoir les manger. Et franchement, j’étais fatigué de les désherber.

« Je pense que je vais arracher ces fraisiers, » ai-je dit à ma femme.

Ils ont dû m’entendre parce que, peu de temps après, je les ai surpris en train de parler entre eux : « Vous avez entendu ce qu’a dit le patron ? Il pense nous arracher ! »

« Nous arracher ? » a couiné un autre. « Non ! »

Ces pieds se sont mis au travail. Je pouvais les entendre quand j’étais tout près : « Uuuh ! Huuun ! »

Et voilà qu’après quelques semaines, j’ai eu une bonne récolte de fraises sucrées, acidulée et juteuses. Ce qui m’a fait me demander pourquoi je ne les avais pas menacés avant.

Bon, avant d’aller plus loin, je dois mentionner deux choses : même s’il est vrai que j’ai menacé de les arracher, il est possible que j’ai imaginé les avoir entendu parler entre eux. Tu l’avais peut-être deviné, pas vrai ?

Plus important, il est possible que ma femme ait quelque chose à voir avec cette récolte. Comme une bonne fée scintillante de poussières d’étoile, elle a dû donner un peu d’engrais « Croissance miraculeuse » à plusieurs de ses plantes et je crois que mes pieds de fraisiers ont bénéficié de son aide généreuse.

Cela n’en reste pas moins réconfortant de penser que mes menaces y sont un peu pour quelque chose.

Le Seigneur a-t-Il déjà menacé Ses fraisiers ?

Le Seigneur est comme moi pour ce qui a trait aux plantes. Ou peut-être que je suis comme Lui. En tout cas, Il attend un retour sur investissement et les fraisiers ou les figuiers qui ne produisent pas risquent de se retrouver arrachés et jetés de l’autre côté de la clôture.

« Il dit aussi cette parabole: Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n'en trouva point. Alors il dit au vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n'en trouve point. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j'y mettrai du fumier. Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas. » (Luke 13:6-9 LSG)

Ce qui m’amène à me demander : « Hmmm, est-ce que je produis du fruit ? Ce pourrait être une bonne idée. »

Comme ma femme, le Seigneur est là pour verser de « l’engrais croissance et fruits miraculeux » sur ma vie, mais je dois tout de même désirer grandir et produire.

Il est surprenant de voir à quel point la croissance augmente quand on décide de grandir. Il est rare que la croissance se produise par hasard.

Comment grandit-on avec l’aide de Dieu ?

Décoder la volonté de Dieu pour ta vie

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J’aurais aimé pouvoir connaître la volonté de Dieu pour ma vie aussi facilement que certains peuvent la connaître. J’entends des témoignages : « Dieu m’a parlé et m’a dit : ‘Va en Afghanistan’ » ou « Va porter deux tartes aux pommes à ton voisin » ou « Je t’appelle à de grandes choses. »

A chaque grand changement de ma vie, Il a plutôt dû murmurer, me donner des coups de coude, me pincer, m’encourager et/ou me crier dessus pendant un bon moment avant que je puisse voir les choses assez clairement (et que je trouve le courage) pour sauter.

Ça s’est passé comme ça quand j’ai lutté avec la direction de Dieu pour ma vie. Quand j’ai quitté la maison pour l’université, tout ce que je savais, c’était que je voulais obtenir un diplôme qui me permettrait de gagner de l’ARGENT ! Je ne voulais pas être incroyablement riche. Moyennement riche était suffisant.

Et puis j’ai rencontré des amis qui plaçaient la volonté de Dieu avant la leur. J’ai été attiré par la profondeur de leur relation avec le Seigneur. Je voulais connaître ça.

Je me suis finalement décidé pour une carrière de journaliste, mais Dieu ne cessait de me donner des coups de coude. Quand je regardais vers l’avenir, je me voyais toujours en train de servir Dieu en tant que pasteur. Je n’étais pas contre, mais je ne pensais pas avoir la « carrure » spirituelle pour mener une telle vie.

J’en ai parlé avec mon ami Marvin en lui disant : « Je pense que la pire des choses qu’on puisse faire, c’est décider de prêcher quand Dieu ne nous y appelle pas. »

Il a remarqué : « Il y a une chose aussi pire que ca : c’est d’être appelé et de ne pas y aller. »

« Merci, Marvin. Tu m’es d’une grande aide. » (Remarque : Marvin clame être celui qui m’a appelé à devenir prédicateur, mais c’est juste une idée qu’il se fait.)

Mais le Seigneur ne me laissait pas tranquille. J’ai dit à ma femme que j’avais quelque chose à faire et je suis allé parler au pasteur Northcutt. Il m’a dit, en gros, qu’il s’y attendait et qu’il a demandé que je prêche le dimanche soir suivant.

Toutes sortes de voix

Le matin suivant, je travaillais pour mon job d’été. Une voix ne cessait de me harceler comme une mouche agaçante : « Tu n’es pas appelé. Mais qu’est-ce que tu es en train de faire ? En plus, tu as ces dettes contractées pour tes études à rembourser. Les pasteurs ne gagnent pas beaucoup d’argent. Tu vas mourir de faim ! »

C’est à ce moment-là que j’ai reconnu qui était en train de parler.

Si la voix avait continué à me répéter à quel point j’étais incapable, ok. Mais mourir de faim ? Cette voix ne pouvait pas venir de Dieu. Le Seigneur ne m’a jamais menacé de me laisser mourir de faim.

Alors, nous avons sauté.

Pendant ma première année de ministère, cette voix m’a souvent répété en ricanant : « Tu n’es pas vraiment appelé ! » Après, les choses ont changé. Je dois admettre qu’il y a eu des moments où j’étais découragé et où je voulais abandonner, mais je savais à présent que Dieu m’avait créé pour ça. Je ne voulais pas le décevoir, même s’il y a eu des moments où j’ai VRAIMENT voulu tout abandonner.

Je savais ce qui plaisait à Dieu et je voulais le faire.

« Ah, David, » dis-tu, « Tout ça, c’est bien joli, mais je ne suis pas appelé à devenir prédicateur ni rien de tout cela (merci Seigneur) ! » Écoute un peu !

« Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement... car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (Philippiens 2:12-13).

Comment faire la volonté de Dieu en trois étapes

« … Son bon plaisir, » c’est Sa volonté pour notre vie. Il y a aux moins trois étapes pour accomplir Sa volonté.

- Connaître la volonté de Dieu, ce qu’Il aimerait que nous fassions. Ce matin, ma bouche a été ouverte, comprimée, vérifiée, explorée et je ne sais quoi encore par une dame dentiste qui aimait le Seigneur de tout son cœur. Si cela plaît à Dieu, conduit ce tracteur, tape sur ce clavier d’ordinateur, vends ces vêtements ou quoi que ce soit d’autre que Dieu te conduit à faire. Cherche Dieu pour savoir ce qu’il Lui plaît. Échange ton rêve contre le Sien pour toi.

- Vouloir accomplir la volonté de Dieu. Je n’ai pas toujours voulu faire la volonté de Dieu. Parfois, ce qu’Il me demandait de faire m’effrayait. Parfois, cela représentait un défi excitant. Parfois, cela m’ennuyait parce que j’avais d’autres projets. Si c’est ton cas, ne te sens pas mal pour autant. Lors de la pire épreuve de Son existence terrestre, Jésus a vu la croix – la volonté de Dieu pour Lui – qui L’attendait et il a fait cette prière dans son angoisse :

« Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Matthieu 26:39).

Ne t’inquiète pas si tu ne veux pas faire ce qu’Il te dit de faire. Moïse ne voulait pas. Jonas ne voulait pas. Tes sentiments changeront. Probablement. Et si ce n’est pas le cas, souviens-toi de ceci : Il est le chef, nous sommes Ses serviteurs.

- Faire la volonté de Dieu. « Qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » Si Dieu t’appelle, Il t’équipe. Il produira en toi un sourire pour ces visiteurs grognons du dimanche matin, Il te donnera des super-pouvoirs pour vaincre ce gamin de quatre ans à l’école du dimanche, la patience d’écouter et d’aider ce voisin âgé, la persévérance de prier jusqu’à ce que tu touches le Ciel. Et un millier d’autres choses qu’Il nous appelle à faire.

Ne t’inquiète pas si tu ne penses pas être capable de faire ce qu’Il veut. Le travail de Dieu, c’est de t’équiper. Fais simplement ce qu’Il dit.

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