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Traiter avec des gens à forte personnalité

 

Ma femme et moi allons bientôt fêter nos quarante-huit ans de mariage et si nous sommes encore ensemble sans que l’un de nous ne se soit fait étranglé, c’est que nous ne posons presque jamais de tapisserie ensemble.  Nous avons deux façons tout à fait différentes d’envisager la pose du papier peint. Elle semble penser que tout doit absolument être parfait, que toutes ces petites fleurs doivent absolument correspondre. Ma philosophie, c’est : « plus vite fait, plus vite quitte. J’ai d’autres choses à faire. Qui peut bien faire attention à ces stupides fleurs, de toute manière ? »

Vois-tu la source d’un éventuel conflit là-dedans ?

C’est souvent vrai : si vous voulez ruiner une relation, essayez de travailler ensemble. Je l’ai constaté avec des pasteurs, avec des gens au travail, avec des amis… dans le mariage.

Pourquoi ?

Comprendre le problème

La réponse la plus simple, c’est la fierté. Nous désirons être les premiers. Nous nous sentons menacés, sans contrôle et nous ne voulons personne au-dessus de nous, surtout pas une personne que nous connaissons bien. Le problème se résume parfois à cela, mais parfois, il y a plus.

Les leaders aiment mener. Ils aiment les responsabilités. Ils aiment conduire les autres vers un but. Il ne s’agit pas uniquement de fierté. Les leaders montrent le chemin.

Mais quand il y a deux ou trois leaders dans le même groupe… vois-tu la source d’un éventuel conflit ?

Et cela devient encore plus compliqué quand on prend en compte nos dons et notre appel dans la vie. Nous voyons le monde à travers cet objectif. Cela nous donne des priorités différentes. Par exemple :

Je me demande s’il a déjà existé deux hommes plus spirituels que Paul et Barnabas. Tant que Barnabas était le mentor de Paul, ils ont bien travaillé ensemble. Mais ils ont fini par avoir une énorme divergence d’opinion. (Les prédicateurs ne se « querellent » pas. Ils ont « une divergence d’opinion » même si cela peut sonner comme une vilaine dispute aux oreilles d’un non-initié.)

Barnabas voulait emmener Jean-Marc dans un voyage missionnaire. Paul ne voulait pas en entendre parler. Marc était retourné dans les jupes de sa maman, la queue entre les jambes, la première fois qu’ils l’avait emmené avec eux. Cela les avait mis en mauvaise posture et Paul ne voulait pas que cela puisse se reproduire.

Barnabas croyait aux secondes chances.

Qui avait raison ? Paul. Ce deuxième voyage missionnaire a duré environ trois ans. L’équipe de Paul a parcouru plus de 4000 kilomètres, dont plus de la moitié à pieds. Il a été battu à Philippe, a survécu à une émeute à Éphèse et a surmonté de nombreux défis. Si Jean-Marc avait entrepris un tel voyage, il se serait probablement sauvé une nouvelle fois et n’aurait plus jamais tenté d’entrer dans le ministère.

Mais attend. Peut-être que Barnabas avait raison parce que, selon de nombreux rapports, Dieu a utilisé Jean-Marc pour écrire le troisième évangile du Nouveau Testament. Paul dira plus tard : « Prends Marc, et amène-le avec toi, car il m’est utile pour le ministère. »

Comment est-il passé de « rejeté » à « utile pour le ministère » ? Parce que Barnabas a fait pour lui ce qu’il avait fait pour Paul auparavant, ce qu’il avait fait sans doute pour de nombreuses autres personnes. Paul a fait grandir de nombreuses églises. Barnabas a fait grandir des hommes de Dieu.

Paul et Barnabas approchaient leur ministère différemment. Tous deux avaient raison parce qu’ils suivaient l’appel de Dieu pour leur vie.

Solution

La solution contre la fierté est la repentance à la Croix, mais assure-toi qu’il s’agit bien d’orgueil. Parfois, c’est notre appel ou notre don qui nous motive. Comment faire lors de divergence ?

- Essaye de comprendre les ministères qui sont différents du tien. Paul et Barnabas se seraient épargnés des blessures s’ils avaient pu dire : « Ok, Barnabas, tu as reçu l’appel d’éduquer des leaders. Mon appel est d’évangéliser et d’implanter des églises. En ce moment, ils sont incompatibles, alors serrons-nous la main et chacun de nous fera ce que Dieu nous appelle à faire, à des endroits différents. »

- Parle avec l’autre avant de travailler avec lui. Au plus fort de la bataille, les choses ne se déroulent pas toujours comme prévu, mais tu risques moins d’être surpris. Mieux tu connais les motivations de l’autre – même si tu ne comprends pas toujours sa façon d’agir – plus tu es susceptible de lui laisser le bénéfice du doute.

- Donne aux meneurs un rôle de leader. Quelqu’un doit avoir le dernier mot, mais si un leader a le sentiment d’avoir une chose importante à accomplir et une grande latitude pour le faire, il se sent accompli, même si c’est dans un rôle d’assistant. Dans la mesure du possible, laisse le leader développer son don, même s’il échoue. Il doit avoir du crédit si cela fonctionne et assumer les responsabilités si cela échoue. C’est ce qui fait toute l’excitation d’être leader, n’est-ce pas ?

- Imbrique les différents dons pour obtenir un tout. Personne n’a toutes les pièces. L’homme sage s’entoure d’autres personnes qui sont fortes là où il est faible et laisse ces personnes le compléter. Ils s’honorent les uns les autres, RESPECTENT les dons des autres et leur laisse de la place. Cela devrait fonctionner aussi comme cela dans le mariage. Laisse-la faire ce qu’elle fait bien. Laisse-le faire ce qu’il fait bien. Et si on est tous les deux faibles dans un domaine ? Priez beaucoup. Beaucoup !

Quand de bonnes personnes se disputent

Comment mener une personne qui a une forte personnalité ? (Ou une épouse qui a de grandes capacités de meneuse ?)

- La discussion, c’est bien mais ce n’est pas suffisant. Être compris, c’est important, mais nous voulons tous croire que notre contribution est réellement précieuse. C’est essentiel. Nous avons besoin de sentir que notre vie fait la différence.

- Donne lui un travail qui met ses capacités au défi et laisse-la grandir. N’utilise pas les gens uniquement pour remplir des trous en cherchant à accomplir tes plans. Choisis des gens qui vont grandir dans ce contexte. Assure-toi que chacun à un rôle essentiel à l’ensemble et qu’il ou elle le considère comme important. Un grand meneur fait comprendre à tous ceux qui travaillent avec lui en quoi leur part est importante.

- Donne-lui de l’assurance et honore-le devant les autres – devant l’église, devant des amis mutuels. Nous avons besoin de sentir que d’autres nous respectent et accorde de la valeur à ce que nous faisons. Montre du respect, publiquement et en privé. Ne le critique pas derrière son dos. S’il a besoin de changer, aie le courage de le lui dire face à face.

- Écoutons-nous quand notre femme nous dit que nous avons besoin de changer ? Quand un pasteur le dit à ceux qui travaillent avec lui ? Quand un patron le dit à ses collègues ? Soutenons-nous les capacités et les succès de notre femme ou nous sentons-nous menacés ?

- Un bon leader doit aussi apprendre à suivre. Son instinct le pousse à mener, mais s’il ne peut pas suivre, il n’est pas qualifié pour mener. Sinon, il se conduit simplement comme un petit chef autoritaire. Si tu n’as pas appris la soumission, tu n’as pas le droit de demander aux autres de se soumettre.

- Apprends – parfois, nous apprenons davantage d’un mauvais meneur que d’un bon. Un bon leader aide, développe et met au défi ceux qui le suivent. Un mauvais leader rend la vie misérable et frustrante. Repère ce qui ne marche pas chez les autres et ne le reproduis PAS.

- Essaye de grandir au contact de l’autre. L’acier aiguise l’acier. Parle. Prenez compte l’un de l’autre et soumettez-vous assez pour écouter et réfléchir à ce qui est dit. Aide l’autre à voir ses points faibles et ses points forts. Laisse l’autre t’aider à voir les tiens. N’abandonne pas quand tu te fais une bosse, mais recule et réfléchis à ce qui s’est passé

Si tu fais cela, tu es prêt à monter une tente avec ta femme, à travailler avec ton patron, et je suis prêt à poser de la tapisserie avec Phyllis. Attends, stop ! Raye ce que je viens de dire à propos de la tapisserie. Pour ça, il faut encore ajouter un élément : l’intervention divine.

Hmmm--

« Un des plus grands besoins des grands meneurs, c’est le don de discernement, afin de bien cerner les gens, pour savoir de qui s’entourer et qui laisser derrière la porte. » Le missionnaire Jimmy Abrams

 

Dernière modification levendredi, 10 mai 2019 19:23
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