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Une main étendue dans l’enfer des prostituées

woman-1006100 640Il fait beau à Toulouse en été. Cette nuit, un groupe de filles venant de l’Europe de l’Est papotent en attendant des clients.

Une fille blonde n’est avec elles que depuis trois semaines. La veille, elle a fait un songe dans lequel elle voyait un homme petit, vêtu d’une chemise blanche et d’un pantalon noir, qui venait vers elle avec une Bible bulgare à la main.

Puis, un monospace s’est arrêté et plusieurs femmes sont descendues—des femmes qui ne semblaient pas à leur place dans la nuit de Toulouse. Les nouvelles venues leur ont offert des friandises pour manger et elles parlaient de Dieu.

Soudain, les yeux de la jeune fille blonde se sont remplis de larmes parce qu’elle voyait l’accomplissement de son rêve de la soirée précédente, mais cette fois-ci elle était bien réveillée.

Guy Galifot est descendu de la voiture et il venait vers elle avec deux autres hommes. Ce pasteur de 67 ans portait une chemise blanche, un pantalon noir et il avait une Bible bulgare à la main.

« Elle nous a dit que quand elle était enfant, elle vivait à Sofia dans la banlieue » raconte le pasteur Galifot. Et là, il y avait des femmes qui se sont prostituées ; il y avait un pasteur de Sofia qui visitait des prostituées pour les aider. Elle n’avait que 10 ans et cela l’avait touchée. Elle avait maintenant 21 ans et c’était elle qui était prostituée dans un pays étranger.

La porte restait grande ouverte pour témoigner de l’amour de Dieu et comment il voulait la retirer de cette situation.

Depuis sept ans maintenant, Guy Galifot et d’autres de son équipe descendent dans les rues de Toulouse pour essayer d’impacter la vie des prostituées. Une des équipières a 75 ans et elle a du mal à monter dans le mini van, mais elle se rend disponible pour le Seigneur afin d’aider les autres.

Le Pasteur Galifot, lui-même, ne semblait pas être candidat pour cette sorte de ministère. En 2003, il était pasteur à Albi, près de Toulouse et il approchait de la retraite. Des prostituées sont venues de Toulouse. Elles avaient été toutes rassemblées dans les grandes villes et certaines étaient dispatchées dans des villes plus petites.

« Quand nous sortions de l’église, sur le trottoir, il y avait des toute jeunes africaines » se souvient le pasteur Galifot. Il y avait quelques personnes de l’église, comme moi, qui souffraient de voir ces jeunes personnes sur le trottoir, ça aurait pu être nos filles, nos petites filles. »
Il était peut-être particulièrement touché parce qu’il est, lui-même, papa de cinq filles (pas de garçon).

« Dieu nous a ouvert une porte lors d’une mission quand il y avait le passage d’un missionnaire africain. C’était l’occasion pour ces jeunes africaines parce qu’il y avait un africain qui était là. » Certaines sont venues aux réunions.

« Tous les soirs après les réunions, deux fois par semaine, nous les voyions, raconte-t-il. Elles venaient de l’Afrique anglophone—Libéria, Ghana, Sierra Leone. Nous avons commencé à leur parler du Seigneur. Elles nous recevaient très gentiment avec beaucoup de respect. Puis elles ont été interdites de séjour à Albi. Donc, elles sont parties et on ne savait plus où elles étaient. »

Persévérance

Les Chrétiens ne les voyaient plus alors le pasteur a fait des démarches pour les retrouver. On lui a donné l’adresse d’une assistante sociale qui ne le connaissait pas, mais qui lui a donné tous les renseignements nécessaires.

Un soir le pasteur est allé à leur recherche avec les soeurs qui travaillaient avec lui et l’autorisation de la mairie à Toulouse, sans savoir exactement où trouver les jeunes filles. Mais dans la voiture, il faisait nuit, ils ont prié ensemble et le pasteur Galifot a fait la prière de Luther : « Seigneur, toi qui vois par une nuit noire, sur une roche noire, une fourmi noire, tu es capable de voir ces noires dans une ville noire. »

Presque tout de suite après la prière, il a aperçu des filles sur le trottoir. Il est allé leur demander si elles connaissaient les filles qu’ils cherchaient.

« Les connaissez-vous ? » demandent-elles. « Oui, je suis pasteur. » Une fille a pris son portable et elle a appelé. Un quart d’heure plus tard, les jeunes filles que l’église connaissait étaient là.

« A partir de ce moment-là, nous avons eu à coeur de les aider. On ne savait pas à quoi on s’engageait. C’est simplement le désir de
témoigner, de sauver une âme. Régulièrement, nous venions à Toulouse et bien vite nous nous sommes aperçus qu’elles étaient des centaines,
tant des Africaines que les filles de l’Est » dit M. Galifot.

« Nous avons remarqué que toutes ces filles d’origine anglophone connaissaient les églises. Certaines avaient des pères ou des frères pasteurs.
Elles ont été trompées. Ces filles se sont laissées embrigader pour du travail. Arrivées en France, on leur a enlevé des papiers ; elles n’avaient plus rien.

« Elles doivent rembourser une très forte somme. Elles n’ont pas le droit de travailler parce qu’elles n’ont pas de papiers. Elles n’ont pas le droit d’être logées et nous n’avons pas le droit de les loger. »

La peur les hante

Et la peur les hante constamment. « Elles vivent dans une crainte permanente à cause des proxénètes, remarque le pasteur. Il y a des menaces
sur leurs familles. Pour les Africaines, elles passent entre les mains des sorciers.

« Elles ont la crainte des clients. Certaines sont agressées, parfois battues.

« Il y a de la crainte à cause de la police. Elles vivent en permanence dans la crainte. »

Certaines de ces filles ont été vendues suite à une guerre tribale dans leur pays. Les parents ont été tués et la fille vendue.

Quand elle s’est rendu compte de l’énormité du défi, l’équipe se sentait impuissante.

« Nous ne savions pas comment faire, dit le pasteur Galifot. Nous les avons visitées. Les soeurs commencent en leur offrant une boisson chaude et
du gâteau en hiver. Nous avons toujours des Bibles en anglais, bulgare, albanais, etc.

« Nous prions avec elles, nous pleurons avec elle. Nous demandons à Dieu de les aider. Une équipe s’est faite. Nous sommes neuf actuellement. Nous avons formé une association, Revivre, pour être légal devant la loi. Il y a des Chrétiens de trois églises.

« J’ai écrit à titre personnel au Président de la République pour savoir si l’on pouvait ouvrir un centre. Il a envoyé mon courrier au ministère
de l’intérieur, lequel m’a répondu qu’ils étaient d’accord à condition que nous respections toutes les règles de notre pays vis-à-vis de la DDASS,
etc.

Concernant l’Evangile, ils disent que ce n’est pas un obstacle pour prêcher l’Evangile dans ces conditions. »

En janvier 2010, ils avaient déjà impacté 660 filles. Ils les ont rencontrées, les ont aidées, prié pour elles et dans certains cas les ont aidées à
s’en sortir. Guy Galifot est étonné devant l’action de Dieu. « Toutes lisent la Bible. Toutes veulent sortir de ce milieu sans exception. Certaines sont
venues.

Nous avons eu des proxénètes que nous avons rencontrés. Trois ont quitté ce milieu et un d’eux qui connaissait l’évangile tout petit est devenu
prédicateur. »

Un miracle de guérison

L’équipe a été particulièrement touchée par le cas d’une femme bulgare qui avait une cinquantaine d’années. Elle s’est prostituée parce qu’elle avait
un enfant qui avait besoin d’une opération. C’est seulement aux USA que cette opération peut se faire et elle s’est prostituée pour avoir l’argent pour
cette opération.

L’équipe était émue en entendant l’histoire. Ensemble ils se sont tenus la main et ils ont prié.

Le pasteur rapporte une bonne nouvelle : « On n’a plus vu cette femme et les autres nous ont dit : ‘ Elle est rentrée. Son enfant est guéri. ‘ »

Après ces années d’expérience, ils ont formulquelques règles de travail et ils suivent une méthode pour aider les femmes qui désirent leur
aide.

« Nous travaillons en équipe ! Jamais nous ne nous déplaçons seuls, ni une femme ni un homme. L’équipe est toujours entre six et neuf. Cela est très important. » dit le pasteur Galifot.

« C’est un travail de semence. On les envoie dans l’église avec des membres de l’équipe parce que ces églises sont bien préparées à cela et les accueillent. »

La première chose que l’équipe demande à quelqu’un qui veut s’en sortir c’est de faire des papiers. Si elles n’ont pas de papiers, elles peuvent
être prises par la police et renvoyées dans leurs pays. L’association « Revivre » oeuvre ensemble avec des organismes comme « L’Amicale du Nid »
qui fait un travail remarquable.

Puis, ils encouragent les femmes à apprendre le français pour trouver du travail et quand elles ont des papiers, ils leur demandent d’aller dans une église. Le seul réconfort qu’elles trouvent est auprès des Chrétiens, selon le pasteur.

Et pour Guy Galifot, il y a plusieurs principes de base quand on travaille avec des gens en difficulté.

Il note qu’il ne faut pas les juger. Plusieurs ont connu des blessures, des violations et des difficultés énormes dans la vie. « Elles sont des âmes précieuses aux yeux de Dieu, dit Guy. Il faut être très patient. Les choses changent lentement. Il ne faut pas croire que ce sera toujours tout de suite.
La Bible est faite pour les gens qui sont perdus. Et la Bible dit que, dans le royaume des cieux, il y aura des prostituées qui nous devanceront. »

Aujourd’hui, la prostitution comme la drogue et la vente des armes rapportent un revenu incroyable. On estime qu’on peut « acheter » une fille dans l’est pour quelques milliers de dollars et dans deux ans gagner plus de 200,000 dollars en l’obligeant à se prostituer. Et si la fille attrape le SIDA ou si elle est cassée intérieurement pour la vie ?

Ces hommes ne pensent pas beaucoup à elles. Pour eux, c’est l’argent qui compte.

Le pasteur Galifot voit l’oeuvre de Satan dans notre monde actuel. « Le monde gît sous sa puissance. Mais ce que nous savons c’est que Dieu est venu pour délivrer du diable. Il est la lumière.

« Dans notre pays, on s’aperçoit qu’il y a dans de grandes villes des chrétiens, des prédicateurs, des hommes et des femmes remplis de l’amour de Dieu qui veulent faire quelque chose auprès de ces gens-là. Et ce sera autant de foyers éclairés pour les emmener à Jésus.

Est-ce étonnant qu’un jour, quand il était dans la rue avec son équipe, une prostituée lui a dit : « Pasteur, on vous aime parce que vous nous aimez. »

Cet article est passé dans le magazine Victoire il y a quelques années mais c’est toujours  un sujet d’importance. Le ministere continue et pasteur Guy nous donne un mis a jour:

"Depuis les choses sont allées de l'avant : nous avons vu et aidé plus de 1700 filles et des centaines ne sont plus dans la rue." 

"Mais ce qu'il y a aussi de merveilleux, c'est que plusieurs églises sont aussi engagées dans ce travail avec des résultats."

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Judy Chicago Extended Hand with Golden Fingernails, 2008

Dernière modification lemercredi, 31 août 2016 20:53

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