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Portrait : Justine Robichaud

De l’horreur de l’abus à une vie radieuse

justineSa vie a basculé à l’âge de cinq ans lorsqu’elle a été abusée. Elle aurait pu en rester là… Mais quatre ans plus tard, Jésus-Christ est venu à sa rencontre. Son existence, lavée par le pardon de Dieu et restaurée, s’est alors changée en une captivante aventure.

Depuis 2006, Justine est missionnaire en France où elle assiste son mari, Christian Robichaud, pasteur à Mantes-La-Jolie. Ils ont deux grandes filles.

En épouse et en maman d’abord, ses propos "dégourdissent" la foi : « N’écoutez pas ce mensonge qui consiste à vous faire croire que Jésus n’en peut plus de vos appels à l’aide, de vos listes de besoins, de vos demandes de conseils (…).

Il est une chose dont je suis certaine : non seulement il est heureux de nous voir venir à Lui, mais en plus, il a toujours davantage à nous donner  ». Justine sait prendre votre main pour vous approcher de Jésus.

 

Dans sa passion, elle prête volontiers ses outils. Face aux besoins des générations, elle prend à cœur de former, d’assister, d’éduquer et d’enseigner des femmes de tous horizons. Son secret, c’est Jésus-Christ. Il brille pour tous et toutes dans le ciel bleu de Justine.

Annick Le Pennec.
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TROIS QUESTIONS POUR JUSTINE…

Justine, avec ton époux Christian, vous exercez le ministère pastoral depuis une vingtaine d’années, d’abord à l’église Nouvelle Vie de Montréal (Canada), et depuis 2006 en tant que missionnaires en France. Pourquoi as-tu choisi de servir Dieu ?

« J'ai fait ce choix parce qu'à l'âge de neuf ans, Jésus a profondément touché ma vie. Il s’est révélé comme un ami fidèle qui m’a changée, et qui a guéri mon cœur d’un abus sexuel commis par trois garçons quand j’avais cinq ans. Mais deux personnes m'ont beaucoup stimulée, concernant Dieu et le ministère.

D’abord le pasteur Claude Houde, qui m’a connue quand j’avais douze ans : ce fut une bénédiction de commencer à servir Dieu en intégrant son Comité Jeunesse, en effectuant  des cours-séjours missionnaires, puis en travaillant à l'église Nouvelle Vie. Ensuite celui qui m'a énormément influencée, encouragée et nourrie spirituellement, c'est mon mari.

C’est un passionné de Jésus, qui aime le rencontrer chaque jour. Sa passion est si contagieuse ! Il me dit souvent : « Tu es ma première brebis ». Lorsqu'il me raconte ses moments avec Dieu, j'ai presque envie d'aller voir là où il a prié, au cas où Jésus y serait encore !

Une fois, lorsque notre fille aînée avait quatre ans, nous avons vécu quelque chose de drôle ! Christian priait tôt le matin au sous-sol ; à cette période, il étudiait une épître de Paul. Quand il montait pour déjeuner avec nous, il nous partageait ce qui le touchait. Il disait souvent : « Tu ne sais pas ce que Paul dit de Jésus... ? ».

Un matin, notre Rébecca, qui mangeait ces céréales, nous regarda tout à coup et s’écria en levant ses deux petits bras : « Mais c'est quand qu'on va le voir, nous, Paul ? C'est quand qu’il va monter nous parler, à nous aussi ? On l'a jamais vu, nous ! »…

Dans notre société, l'homme envoie ses C.V. comme s’il partait à la chasse aux entrevues d’embauche. Avec Dieu, c'est le contraire : c'est lui qui lance les convocations. Prenons Pierre au bord du lac : Jésus s'est embarqué avec lui sans y être invité !

Jésus a tant de choses à accomplir, tant de gens à rencontrer… C'est à travers ses enfants qu'il le réalisera. C’est ainsi qu’il s’est assis dans ma barque pour m'amener au large, moi qui n’aurait jamais pensé posséder les aptitudes pour le servir.

Je voulais offrir à d’autres ce que j'ai reçu. Dieu m'a dit (Esaïe 41/10) : « Tu es mon serviteur, je t'ai choisi et non rejeté, ne crains pas car je suis avec toi. N'aie pas ce regard inquiet, car je suis ton Dieu. Je te rends robuste, oui, je t'aide, oui, je te soutiens… ».

J'ai accepté à cause de son amour. Puis pour m’appeler en France, un verset a « jailli » de ma Bible : " …laisse tout et suis moi…". La présence de Dieu m’a alors entourée, et j'ai éprouvé un profond désir de tout quitter, de vendre ma maison et de le suivre. Lorsque Jésus demande une chose, Il ne donne pas seulement la force de l’accomplir, mais il en crée le désir ».

Dans ton blog, tu qualifies ta vie de "véritable aventure". On sait que les missionnaires rencontrent bien des difficultés et obstacles. Peux-tu nous expliquer, Justine, en quoi cette vie reste tout de même si passionnante pour toi ?

« Qui dit : épreuves vécues pour Dieu, dit : victoires, provisions et miracles divins. Chaque dénouement est le carburant de notre foi et la preuve de l’incommensurable amour de Dieu pour nous. On dit qu’il n’y a pas de victoire sans combats !...

Mais la meilleur parade, c’est d’être "morts à soi" c’est-à-dire, de renoncer à ses intérêts personnels pour donner la priorité à la volonté de Dieu. Car ce qui est mort ne souffre pas ! Et c’est aussi un chemin d’épanouissement.

Dieu a tant à faire ici-bas ! Et c’est à travers nous qu’Il a choisi d’agir. Il nous amène à changer de pays ou de ville, nous place sur le chemin de gens merveilleux. Il nous fait accomplir des choses inconnues pour nous faire grandir et dépendre davantage de Lui.

Lorsqu’ensuite on regarde en arrière, on se dit : « Wow ! C’est moi qui ai fait ça !…  »  Ça me rappelle l’histoire du jeune garçon aux cinq pains et deux poissons. Combien de fois je me suis sentie comme lui !

Avec le temps, je réalise que LE plus grand des obstacles, ce sont nos pensées. De faux raisonnements peuvent nous paralyser ou tordre le sens des événements pour nous faire douter, alors que Dieu ne nous lâche jamais, en fait.

Les difficultés sont un peu comme des épreuves sportives : imaginons que vous ayez des poids à lever… Dieu sait que le muscle de votre foi peut supporter, disons 30kg ; alors il ajoute un poids de 5kg de temps en temps. Il garde ses enfants en forme ! C’est une manière d’épurer, de perfectionner la qualité de notre foi et de nos cœurs.

Après deux ans passés en France, j’ai eu un moment de découragement. Je travaillais avec Christian pour notre ministère, mais de manière effacée, et gratuitement. Nous avions quelques soucis financiers. Un weekend, alors que Christian était en déplacement, je me suis mise à penser que je serais bien plus utile si je gagnais ma vie.

J’ai prié et pleuré devant Dieu. Mais j’ai ajouté que j’étais prête à faire Sa volonté, quelle qu’elle soit. Lorsque Christian est rentré, je n’ai rien dit. En ouvrant sa valise, à ma grande surprise, j’ai trouvé une enveloppe adressée à mon nom.

Voici ce qu’il y était écrit : « Bravo à vous, Madame Robichaud ! Vous travaillez dans l’ombre mais vous en faites autant que votre mari. Soyez bénie ! » Et avec ce petit mot, il y avait cinq cent euros !!!

Dieu me confirmait là que j’étais bien dans son plan, et que mon travail portait du fruit. J’ai pleuré toutes mes larmes, mais de joie, cette fois ! Dieu avait vu ma tristesse ; il a répondu aussitôt, non seulement à mon besoin financier, mais surtout au besoin de me sentir utile pour Lui.

Le Seigneur a vraiment un grand sens de l’humour et arrive toujours à point nommé. Si j’avais reçu cette enveloppe une semaine plus tôt, elle n’aurait jamais eu cet impact sur mon cœur… Comment ne pas qualifier cette vie d’excitante et de belle aventure, lorsqu’on fait ce genre d’expériences ? »

Justine, tu as toujours travaillé parmi les femmes de toutes conditions. A travers les formations, l’assistance, les conseils d’éducation que tu proposes, quel est le message central que tu adresses à tes semblables ?

« Mon seul message, c’est Jésus ! Je sais, ça peut sembler simpliste, mais sans redevenir comme un enfant, il est impossible de grandir dans la foi ! Et pourquoi aller chercher plus loin ? Jésus n'est pas une personne seulement. IL EST TOUT !

C’est bien ce que signifie ce verset (Jean 3/16) : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il nous a donné son fils unique… » En fait, si le Fils n'avait pas suffi, Dieu aurait complété par autre chose, non ? La devise de Dieu, c’est : « Pourquoi faire "compliqué" quand nous pouvons faire "simple" ? »

La réponse à toute question EST DANS LE FILS, en qui se trouvent les plus grandes profondeurs. La nature, qui parle du Créateur, offre diversité, ordre, développement, croissance, multiplication, mouvement ; et même dans l'infiniment petit réside l'infiniment grand !

Jésus est tout ! Il est le chemin, l’amour, la paix, la joie, la providence, la guérison, la force, le courage, la vérité, le pardon, la chance, l’ami, l’époux, le roi, la sagesse, la protection, l’opportunité, le réveil, et bien plus que ce dont nous avons besoin.

L'église primitive n'avait que Lui ! Pour Paul, Jésus fut entièrement suffisant, tant pour sa transformation que pour son ministère. L’apôtre n’aspirait qu’à une seule chose : se saisir de Christ. La recette pour aider quelqu’un est une personne : Jésus-Christ. RENCONTRER JESUS CHAQUE JOUR ET DEMEURER DANS SON AMOUR.

Ainsi, comme les disciples, nous pouvons expérimenter et dire (Actes 3/6) : «  …ce que j'ai, je te le donne ! »  Pour moi c'est ça, le ministère, la seule façon d’aider une personne et d’être témoin de sa transformation ».
Annick Le Pennec

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Dernière modification lelundi, 02 mai 2016 12:53

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