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Une fois quand Dieu a agit...

En août de cette année, ce sera le quarante-huitième anniversaire de mon premier sermon « officiel. » J’ai appris que vivre ce que je prêche est beaucoup plus difficile que de le prêcher. Par exemple...

Phyllis et moi servions comme pasteurs assistants dans l’église ou j’ai grandi. Je travaillais à côté pour pouvoir boucler les fins de mois. Nous donnions une offrande au Seigneur à partir de notre salaire. Je ne me souviens pas des détails, mais je pense que nous étions payés deux fois par mois. Nous mettions 10 % de côté pour les donner au Seigneur à la fin du mois, mais on a toujours besoin de plus d’argent quand on est jeunes mariés avec un bébé.

Alors, nous finissions toujours par piocher dans ce que nous avions mis de côté et le reversions lorsque nous touchions notre salaire. Cela nous faisait à nouveau un trou dans les finances et nous courrions sans cesse pour essayer de le combler.

Le Seigneur nous a dit de Lui donner la première part, sans la ponctionner. « Oui Seigneur. » Ça semble facile, jusqu’à ce qu’on manque d’argent.

C’était un mercredi et il ne me restait plus que quelques pièces dans la poche pour tenir jusqu’au mardi suivant, qui était jour de paye. Le pasteur Jerry m’avait demandé de prêcher ce soir-là, alors j’ai préparé un sermon tremblant sur la foi. Je crois que j’essayais de me convaincre moi-même.

Après le message, Frère Deward m’a serré la main et m’a donné discrètement un morceau de papier. Un papier avec la photo de l’ancien président Andrew Jackson dessus. Vingt dollars valaient beaucoup plus à l’époque et cela nous a permis de tenir jusqu’à la paye sans mourir de faim.

Nous n’avions parlé de notre besoin à personne sauf à Dieu. Ce frère n’avait jamais rien fait de tel avant ce jour-là. Il n’y avait aucune raison spéciale pour qu’il le fasse à ce moment-là, si ce n’est qu’il a ressenti que Dieu le poussait à le faire. Ça c’est de la coïncidence, hein ?

Nous avons commencé à percevoir comment Dieu prendrait soin de nous si nous Lui obéissions. Voilà ce que je pense :

- Il est important de placer Dieu en premier et de Lui faire confiance pour la suite. Ce n’est pas seulement vrai pour l’argent, mais pour tous les aspects de notre vie. Dieu dit à Son peuple de Lui offrir les prémices de la moisson (lors de la fête de Pentecôte). Élie a mis la veuve au défi de préparer un gâteau pour Lui avant tout. Si Dieu n’avait pas pourvu elle ET son fils seraient morts. Il est significatif de voir que dans Actes 2, la moisson du monde commence le jour de la Pentecôte – les prémices

En Israël, tous les premiers nés étaient symboliquement donnés à Dieu.

- Placer Dieu en premier met notre foi au défi. S’il n’agit pas, « aïe, aïe ! »

- Placer Dieu en premier dans nos fiances donne une stabilité à cette partie de notre vie. Un pasteur a dit que lui et sa femme avaient décidé au début de leur mariage de donner à Dieu les premiers 10 %, de mettre de côté les 10 % suivants et de vivre sur le reste. Maintenant, bien des années après, les résultats ont payé.

- Offrir les prémices te place dans une position où tu dois faire confiance à Dieu. Tant se plaignent : « Je ne vois pas Dieu agir dans ma vie. » C’est peut-être parce que nous ne nous plaçons jamais dans des situations où nous avons à dépendre de Dieu ? Il est fidèle.

- Mettre Dieu en premier est une façon pratique d’exprimer à quel point Il est important pour toi et combien tu L’aimes. Le temple n’avait pas besoin de la minuscule offrande de la veuve. Les énormes dons qui avaient été donnés juste avant son offrande, sous les acclamations de la foule, étaient suffisants pour pourvoir aux besoins du temple. Non, elle avait besoin de donner et voulait exprimer son amour et sa dévotion pour le Seigneur. Jésus nous dit qu’elle a donné davantage que tous les riches, même si ses petites pièces ne valaient presque rien. Après les avoir données, elle se retrouvait sans rien. Sauf qu’elle était riche dans son âme (Marc 12).

Dieu s’est montré au Luxembourg

Quand nous étions au Luxembourg, nous avons implanté une nouvelle église dans le sud du pays, à Esch-sur-Azette. Je ne mentionnais presque jamais l’offrande à notre petite congrégation parce que les médias avaient décrit les pasteurs américains comme des escrocs qui cherchaient à voler l’argent et je ne voulais donner à personne l’occasion de nous critiquer. Je n’avais pas réalisé que je blessais le peuple que m’avait confié Dieu.

Un dimanche, j’ai remarqué que l’offrande était plus conséquente que d’ordinaire. Quelques jours plus tard, une jeune femme a appelé ma femme au téléphone. Elle avait parlé avec son grand-père qui habitait dans un autre pays et il l’avait mise au défi de commencer à se confier en Dieu en donnant la dîme.

Mon côté humain a aussitôt pensé : « Son mari vient de voir son affaire s’effondrer et maintenant il travaille pour un homme qui ne lui montre aucun respect et qui lui verse un salaire de misère. Peuvent-ils se permettre de donner au Seigneur ? »

Mon côté « aime-le-Seigneur » m’a poussé à garder la bouche fermée. La jeune femme avait appelé mon épouse pour lui dire qu’elle avait reçu le montant exact de son offrande par la poste ce matin-là. Elle pensait que nous lui avions envoyé l’argent, mais ma femme lui a affirmé que ce n’était pas le cas.

Il s’est avéré que l’argent venait d’une dame qui avait fréquenté l’église pendant un temps, avant de partir. Elle voulait leur envoyer un peu d’argent – la somme exacte qu’ils avaient donné pour l’offrande. Ça c’est une coïncidence, non ?

Le jeune homme a trouvé un autre travail peu de temps après, avec un patron qui le respectait et le mettait en valeur, et un salaire éventuellement plus que doublé.

Ouah ! Ouah ! Ouah ! Je te vois courir vers ton chéquier. Ça ne se passe pas toujours comme ça. La plupart du temps, mon plus grand besoin n’est pas l’argent. Dieu me rend plus riche, mais cette richesse ne se mesure pas à la quantité d’argent que j’ai en banque. Si tu penses que la prospérité se mesure seulement en euros, alors tu es pauvre. La personne qui t’a donné cette idée vise ton portefeuille, pas ton cœur.

Mais Dieu dit néanmoins : « Apportez donc vos dîmes dans leur totalité au trésor du Temple pour qu’il y ait des vivres dans ma demeure ! De cette façon-là, mettez-moi à l’épreuve, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes : alors vous verrez bien si, de mon côté, je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, et ne vous comble pas avec surabondance de ma bénédiction. » (Malachie 3, Semeur).

Il nous met au défi : « Éprouvez-moi et vous verrez. » Et la balle se trouve maintenant dans notre camp, non ?

 

Dernière modification lejeudi, 25 avril 2019 14:12

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