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La puissance d'un nom

B-26-Marauder-1Un jour, je me tenais devant la pierre tombale en Normandie d'un aviateur de 22 ans de l'armée de l'air américaine.

Toute la journée j'ai essayé d'imaginer comment ça s'était passé pour lui ce jour de novembre, il y a un peu plus de 70 ans maintenant.

Des milliers de mètres en dessous de lui, les défenses antiaériennes de l'occupation allemande se sont sans doute réveillées, le feu de leur artillerie crachant des explosions tout autour et au milieu de sa formation. Peut-être des Messerschmitt 109 ont-ils décollé sur-le-champ pour les combattre.

Les alertes antiaériennes hurlaient leur alarme pendant que les mères françaises ramassaient leurs enfants et cherchaient frénétiquement un abri.

Le jeune pilote surveillait ses instruments avec soin, refoulant sa crainte, pendant que les obus explosaient tout près, secouant l'avion. Le vrombissement des moteurs de son B-26 Marauder noyait toute conversation, à supposer que l'équipage ait eu l'envie de parler dans un moment aussi stressant que celui-là.

Regardant sur la gauche du cockpit, il aura vu les autres avions de ce 454ème escadron du 323ème groupe de bombardiers, chacun soucieux d'accomplir sa mission au-dessus de Saint Omer-Longenesse. Chacun priait qu'il lui fût donné de retourner en vie à sa base en Angleterre.  D'autres avions grondaient dans la formation au-dessus de leurs têtes.

Et le voilà, le problème. Ce jour là la mort est venue d'en haut au lieu d'en bas.

Soudain l'avion fut secoué, touché directement par une bombe larguée d'un avion au-dessus. Le jeune pilote luttait désespérément pour contrôler son avion mais c'était impossible.

Avaient-ils le temps de sauter ? Qui sait ? Les autres dans la formation virent l'appareil exploser en flammes, plongeant son équipage dans le paysage humide, des milliers de mètres plus bas.

Ce furent probablement des villageois Français ou des soldats allemands qui eurent la tâche macabre de retrouver les corps dans l'épave de l'avion. Il semble que le jeune pilote ait d'abord été enterré dans un cimetière qui s'appelait St. André, puis après la guerre, transféré dans le cimetière militaire américain de Colleville-sur-Mer.

À quelques centaines de mètres de la croix blanche qui marque son tombeau, une falaise règne sur la plage d'Omaha, l'océan jouant un requiem constant pour les milliers de soldats enterrés là.

Il n'y avait rien d'extraordinaire concernant cet aviateur qui le démarquât des autres dormant tout autour. Sa femme et sa mère ont sans doute beaucoup pleuré sur lui quand elles ont appris sa mort.

Le malchanceux qui a détruit ses camarades par sa bombe mal placée n'a sans doute jamais oublié. Ses amis ont peut-être versé quelques larmes en revenant à la base aérienne.

Mais cela faisait partie du boulot. Demain, ce serait peut-être leur tour. Cent mille aviateurs alliés ont rencontré le même destin. Douze mille gros bombardiers sont devenus des cercueils, en plongeant vers la terre.

Beaucoup portant leurs équipages qui n'ont pas pu sauter.

Une chose mettait cet homme à part pour moi, là où je regardais avec révérence son dernier lieu de repos. C'était son nom : " David Wesley Webb".

C'était le petit frère de ma grand-mère. Je suis né un peu plus de six ans après son décès, et maman et papa ont honoré cet aviateur tombé en donnant à leur premier-né le nom de " David ".

J'ai ressenti une affinité pour Oncle Wesley toute ma vie. Nous étions liés par un nom.

Les noms comptent pour quelque chose - pour le bien ou le mal. Si l'on dit : " Holland ", " Le Pen ", " De Gaulle " ou " Hitler ", nous réagissons, positivement ou négativement.

Ceux qui sont nés dans la même famille portent un peu de sa gloire ou partagent son opprobre. Les noms comptent pour quelque chose.

Cela vous touche-t-il de penser que nous partageons le nom du Seigneur ?

Nous sommes de la famille, alors nous sommes appelés par son Nom. " Voyez à quel point le Père nous a aimés ! Son amour est tel que nous sommes appelés enfants de Dieu, et c'est ce que nous sommes réellement (1 Jn. 3 : 1, Français Courant).

Ça vaut quelque chose d'être de la famille. Nous ne voulons pas déshonorer le Nom de notre Seigneur Jésus, alors nous vivons d'une telle façon que Dieu puisse dire : " C'est mon garçon ! Je suis fier de lui ! "

Nous portons aussi son opprobre. Beaucoup n'aiment pas entendre quelqu'un dire : " Le Seigneur Jésus m'a sauvé du péché et de la mort éternelle et je l'aime. Il a fait de moi un membre de sa famille. " Nombreux sont ceux qui le détestent et se moquent de lui. Ils nous feront subir la même chose.

Mais il y a aussi un énorme côté bénédiction. Aimerais-tu être nommé " Gates " et hériter ce que les enfants de Bill vont hériter ? Notre héritage est un million de fois meilleur parce qu'il commence dès le moment où nous nous repentons de notre péché et que nous mettons notre foi en Lui.

Cet héritage dure jusqu'en éternité.

Mon deuxième fils et son épouse travaillaient en Afrique. Ils ont adopté un petit Kenyan - Josué. Le petit Josué ne ressemble pas trop à celui qui est son grand-père. Sa peau a une autre couleur (mais il est beau comme le reste de la famille et au-dessus de la moyenne dans toutes les catégories, comme les autres petits-enfants).

Mais un juge au Kenya proclama : " Son nom est Porter. "

Légalement aussi bien que dans notre coeur, il fait partie de la famille. Il a le nom et il est un de nous, aimé autant que tous les autres.

Dieu nous a fait naître dans sa vie par son fils Jésus. Il nous appelle par son nom ! Il est le Christ, nous sommes chrétiens. Cela représente quelque chose. Un nom est précieux.

Traitons le comme le grand trésor qu'il est.

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Image: http://warfarehistorynetwork.com/daily/wwii/the-b-26-marauder-did-it-deserve-its-controversial-reputation/

 

Dernière modification lemardi, 03 mai 2016 14:56
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