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Riche à 25 ans !

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Franck Slowik

Réussir ma vie, tels étaient mon rêve et mon objectif. J’avais 21 ans et j’étais un idéaliste.

Je voulais trouver une compagne avec laquelle partager ma vie, trouver un super travail qui me permettrait de gagner beaucoup d’argent, fonder une famille dans une belle et grande maison… je voulais le « pack » complet de l’homme heureux.

Le seul problème fut  que les circonstances semblaient m’éloigner peu à peu de mon rêve. J’ai abandonné les études avant le bac, je ne voulais plus apprendre car je ne voyais pas où me menaient les études et je courais après l’amour et ne récoltais que des déceptions. J’étais pourtant sérieux dans mon cœur mais pas dans les actions.

J’ai travaillé, de région en région et de saison en saison, cumulant les petits boulots. J’étais plutôt débrouillard.

Un jour, un collègue de travail m’a affirmé la chose suivante : « Si tu veux réussir ta vie, il faut avoir la foi ». Quelle belle phrase ! Cela raisonnait dans mon cœur. La foi pouvait me faire réussir.

En fait, j’avais la foi. J’étais certain que quelqu’un dirigeait l’univers. Je me souviens que je campais dans le jardin quand j’étais adolescent et que je me posais plein de questions en regardant le ciel et les étoiles. J’étais certain que nous n’étions pas le fruit du hasard.

Et maintenant, cet homme me dit qu’il faut la foi. Je cherchais donc à avoir cette foi pour réussir. J’étais tellement convaincu de réussir que j’avais dit à mes amis que je serais riche à 25 ans.

Je recherchais la foi comme un malade qui cherche un remède pour guérir. Le seul problème qu’il y avait c’était que je ne savais pas de quoi je souffrais, ni quel remède prendre. Mais je continuais à y croire et j’avançais.

Un jour, lors d’un voyage de formation aux Etats-Unis, nous étions invités à une soirée Gospel dans notre hôtel. Je m’attendais à une belle et grande chorale de chanteurs noirs américains habillés en toge pour nous chanter les plus beaux airs de Gospel.

Quand la soirée débuta, j’étais déçu. Que des blancs ! Jamais ils ne pourraient nous offrir une belle soirée Gospel. Les vrais chanteurs Gospel étaient les noirs. En plus, ceux qui étaient là nous disaient qu’ils venaient d’une église de la ville et qu’ils étaient bénévoles. Même pas des pros. Et celui qui se tenait devant moi était un énorme monsieur qui me faisait pitié.

Une idée me vint  à l’esprit: Pour aller à l’église, il fallait être en mauvaise santé et moi, en pleine forme, je ne pouvais que remercier Dieu de ne pas être obligé d’y aller.

Le spectacle débuta et aujourd’hui, je me souviens encore de cette heure de Gospel qui changea ma vie. C’était mon rendez-vous avec Dieu. Les paroles étaient en anglais et je ne comprenais pas un dixième de ce qui se chantait mais je pouvais voir la foi. Cette foi que je cherchais, je la voyais dans les yeux de ce gros monsieur.

Il aimait Dieu et vraisemblablement, Dieu l’aimait et il le savait. Cela se voyait. En une heure de concert, ma manière de penser et de voir a changé. Dieu commençait son œuvre en moi et son plan pour me communiquer la foi était en route. Les chanteurs ont quitté la salle et j’ai ressenti un vide.

J’avais envie de parler à ces gens et surtout au gros monsieur. Je voulais lui demander de devenir mon ami. Ils sont partis mais j’ai acheté la cassette de leurs chants avec la ferme intention d’aller à leur église le dimanche suivant.

Le lendemain, je partais visiter seul le désert de l’Ouest américain. J’avais la cassette Gospel et je la mis dans le lecteur. Dès les premières notes de musiques, je fondis en larmes touché par l’amour et la grâce de Dieu.

Je n’avais pas prévu de pleurer et encore moins de vivre ce moment intense avec Dieu. Je voulais simplement écouter des beaux chants pour me remémorer la soirée de la veille. Je roulais sur l’autoroute et je pleurais comme un enfant perdu retrouvant ses parents.

J’éprouvais le besoin de demander pardon. Pardon à Dieu pour ma vie sans lui, pardon à mes parents pour avoir été un mauvais fils et pardon à mes frères et sœurs pour avoir été un mauvais frère.

Je ne pourrais décrire cette expérience unique mais ce que je peux dire, c’est que l’amour de Dieu m’a touché et j’ai comme été nettoyé de tout ce qui était mauvais en moi. De retour de mon périple, je me sentais meilleur et plus léger.

Le dimanche suivant, je me levais tôt pour aller à l’église. J’y allais pour revoir la chorale mais aussi pour voir à quoi ressemblait une église américaine. En arrivant sur le parking, il y avait un panneau qui disait « Si vous êtes nouveau, allumez vos phares ».

J’ai allumé mes phares et une place de choix m’attendait sur le parking. Des gens sympathiques m’ont accueilli et placé dans la grande salle remplie. Et Dieu continua son travail en moi. La chorale se mit à chanter, je me mis à pleurer jusqu’au sermon.

Le pasteur parlait de la vie sans Dieu et des conséquences (c’était traduit en français). Il parlait du vide qu’on pouvait ressentir sans Dieu et de notre besoin de faire la paix avec lui.

J’en avais besoin. Il parlait de Jésus-Christ et des raisons de sa mort à la croix et de la résurrection. Je comprenais enfin le message de l’Evangile et je pleurais de plus belle alors que je réalisais tout ce que Dieu avait fait pour moi.

Que fallait-il faire ? Je voulais vivre avec Dieu et devenir l’ami du gros monsieur. Et Dieu me fit un plus grand cadeau encore. Le pasteur invita tous ceux qui voulaient faire partie de la famille de Dieu à se lever et s’approcher pour prier.

J’ai prié, j’ai donné ma vie à Dieu et je lui ai demandé de me conduire à partir de ce moment. Dieu me donnait une nouvelle famille et maintenant, je lui appartenais. Je venais de trouver la foi et de m’en saisir.

Dans les semaines qui suivirent, ma  vie prit  un autre tournant. Je lisais maintenant la Bible qu’on m’avait offerte aux Etats-Unis, je priais tous les soirs et demandais à Dieu de me conduire, ce qu’il fit  en me montrant doucement et simplement, par son Esprit, les choses que je devais changer ou abandonner pour lui plaire et faire sa volonté.

Dans les mois et les années  qui suivirent cette expérience, Dieu me fît un clin d’œil merveilleux. Moi qui voulais être riche et réussir ma vie, je pris le baptême dans le Sud-ouest de la France peu avant mon vingt-cinquième anniversaire.

Mon rêve de devenir riche à 25 ans s’ était réalisé. Un homme qui trouve la foi en Jésus-Christ est un homme riche. Il devient héritier de Dieu et cohéritier de Christ, d’une richesse inestimable.

Dans cette église, je rencontrais ensuite mon épouse et aujourd’hui, je suis un mari comblé et un heureux papa au service de Dieu. J’ai l’impression d’avoir reçu le « pack » de l’homme heureux.

Franck Slowick est maintenant Pasteur à Biarritz, France.

Image: Flickr, Creative Commons, Miran Rijavec Europe : EU : 500 Euro : Obverse

Dernière modification lemercredi, 21 octobre 2015 17:35

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