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Evolution...oui! ... non! peut-etre ?

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La science opposée à La foi ou La science ET La foi ?

La science et la foi sont-elles en concurrence pour expliquer notre existence ? S’excluent-elles mutuellement ? Où sont-elles vraies, toutes les deux ?

Plusieurs scientifiques chrétiens se sont beaucoup interrogés sur la question et se sont efforcés de montrer que les deux ne sont pas incompatibles. Dieu a fait l’univers et toutes les lois de nature sont en accord avec sa Parole.

Il y a des scientifiques athées qui refusent de reconnaître la possibilité d’un créateur qui ne s’appelle pas « chance » ou « hasard ».

De notre côté, nous les chrétiens, nous nous sommes portés champions de certaines causes qui ne sont pas forcement bibliques, mais apparaissent plutôt comme des interprétations de la Bible proposées par certains.

Ceux-ci n’étaient pas forcément de bons scientifiques ni de bons théologiens !

Les deux articles proposés aujourd’hui et demain s’intéressent à la question du commencement de l’univers et envisagent cette étude sous deux angles différents, l’un plus traditionnel, l’autre posant des questions qui nous obligent à réfléchir.

Ce que Darwin ne savait pas

Fazale Rana, ph.d., and Hugh ross, ph.d.

Quand Charles Darwin proposa sa théorie de l’évolution biologique, ses connaissances en biologie étaient sommaires.

Depuis 150 ans, les avancées scientifiques ont livré des informations

importantes concernant l’origine de la vie, son histoire et ses caractéristiques.

Ces connaissances structurent aujourd’hui la biologie moderne. De plus, elles amènent les scientifiques à commencer à s’interroger sur la théorie de Darwin.

Darwin n’a pas parlé de l’origine de la vie dans son oeuvre « L’origine de l’espèce ». Pourtant, en 1871 dans une lettre à un ami, Darwin supposait que la première étincelle de vie aurait pu avoir lieu dans :

« un petit étang chaud avec toute sorte d’ammoniaque et sels phosphoriques, des lumières, la chaleur, l’électricité, etc. présents, pour qu’un composé de protéines ait été formé, prêt à subir des changements encore plus complexes. »

Mais ce n’est que dans les années 1920 que le bio-chimiste russe Alexandre Oparin et le généticien anglais J.B.S. Haldane ont proposé indépendamment l’un de l’autre une hypothèse scientifique du mécanisme de l’abiogenèse (la vie qui vient de ce qui n’est pas vivant) basée en partie sur les pensées de Darwin.

Poursuivant ce schéma de systèmes inorganiques présents sur la terre primitive jusqu’à l’émergence des premières entités vivantes, la thèse Oparin-Haldane postulait une atmosphère sans oxygène.

Dans les années 1950, Stanley Miller a finalement réalisé ce que l’on considérait comme la première expérience qui vérifiait cette hypothèse.

En passant un courant d’électricité par une mixture de gaz, Miller a produit des acides aminés et d’autres organiques. Son succès est mentionné dans la plupart des textes scientifiques sur la question.

L’expérience de Miller remise en question

Aujourd’hui, c’est l’évidence d’une atmosphère primitive composée de dioxyde de carbone, de nitrogène et d’eau qui s’impose plutôt. Le consensus scientifique a change.

Dans le numéro du 2 mai 2003 du magazine Science, Jeffrey Bada et Antonio Lazcano, deux hommes qui ont longtemps collaboré avec Miller ont commémoré le 50eme anniversaire de son expérience.

Tout en expliquant son intérêt du point de vue historique, ils ont admis cependant que : « les géoscientifiques contemporains ont tendance à douter que l’atmosphère primitive ait été formée comme la soupe de Miller en 1953.»

La conception étonnante de la vie

Les chercheurs ont habituellement avancé que des centaines de millions d’années ont été nécessaires pour l’abiogenèse. La vie qui émergea d’abord aurait été extrêmement simple, puis qu’il y aurait eu évolution vers la complexité.

Darwin épousa la théorie protoplasmique : l’idée qu’une cellule était constituée simplement d’une membrane qui entoure un noyau et d’une substance gélatineuse appelée protoplasme.

Cette comprehension a rendu plausible les premières explications de l’abiogenèse qui visaient à soutenir l’évolution.

Les biologistes et chimistes pouvaient facilement envisager les pistes chimiques qui pourraient produire l’ingrédient-clef, qu’on croyait nécessaire à la formation du protoplasme de la cellule.

À la fin du 19e siècle, cette idée avait déjà perdu l’essentiel de son crédit. Avec la découverte d’enzymes dans le protoplasme des cellules, capables de catalyser un grand nombre de réactions chimiques, les scientifiques ont admis que le protoplasme était un système, hétérogène et complexe.

Durant le dernier siècle, les avances en biochimie ont de plus en plus affirmé la complexité de la vie au niveau moléculaire. Même la bactérie la plus simple demande presque 2000 protéines différentes dans son protoplasme pour exister comme une entité vivante.

Les systèmes chimiques de la cellule ne sont pas seulement incroyablement complexes, mais ils montrent un degré d’organisation extraordinaire, soutenu par une logique savante et sophistiquée.

Beaucoup de protéines qui opèrent dans la cellule fonctionnent comme des machines au niveau moléculaire. Et plusieurs d’entre elles ressemblent forte- ment aux machines construites par l’homme—des arbres de transmissions, des arbres à came, des turbines, des étaux, des leviers, des manchons, stators et rotors.

De toute apparence, la chimie de la vie semble être le produit d’un Créateur.

Fossiles

Tout un chapitre de l’ouvrage sur l’origine des espèces, de Darwin, est consacré à parler des difficultés qu’il apercevait déjà, dont deux réalités qu’il considérait des plus troublantes : l’absence des formes de transition et l’apparition soudaine de groupes biologiques dans le registre fossile.

Darwin notait en effet que : «Selon cette théorie, des formes transitoires innombrables ont dû exister ; pourquoi ne trouvons-nous pas beaucoup d’entre elles incorporées dans la croûte terrestre ? »

Convaincu que le registre fossile était incomplet, Darwin attendait que ces

formes transitoires et leurs transformations graduelles soient mises à jour pro- gressivement par les paléontologues.

Effectivement, ils ont trouvé quelques fossiles qui donnent deux éléments-clefs comme preuves pour soutenir l’évolution biologique : le registre fossile montre que la vie du passé est différente de celle d’aujourd’hui et que les simples formes de vie ont précédé les complexes.

Pour beaucoup de scientifiques, ces faits indiquent que la vie a évolué.

Mais est-ce un argument définitif ? L’œuvre d’un Créateur, qui a fait exister différentes formes de vie selon les époques, pourrait tout aussi bien être à la source de ces différences. Les récits de la création en Genèse 1 et le Psaume 104 mentionnent justement ce processus !

Malgré toutes ces découvertes, dans la plupart des cas, le registre fossile est resté plus ou moins au même niveau qu’il était à l’époque de Darwin. Les formes transitoires sont peu nombreuses. Quand de nouveaux groupes biologiques apparaissent dans le registre fossile, ils le font soudainement et changent très peu.

Le meilleur exemple de cette apparition soudaine est la période appelée l’explosion du Cambrien. Il y a environ 540 millions d’années, le nombre d’orga- nismes marins complexes a explosé dans le registre fossile.

Au lieu d’organismes relativement simples qui commenceraient au début de cette période et puis évolueraient vers la complexité, des animaux complexes sont apparus tôt et soudainement.

Les biologistes évolutionnistes ont du mal à expliquer cela parce qu’ils croient que la vie est passée du simple vers le complexe comme des « branches » d’un arbre. Mais des apparitions soudaines correspondent exactement à ce qu’on attendrait si un Créateur avait orchestré la vie.

L’origine de l’Humanité ?

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Bien que Darwin ait évité de parler du commencement de l’Humanité dans son livre sur l’origine de l’espèce ; il en a parlé dans un autre de ses ouvrages.

Il y affirme que, comme toutes les espèces, l’homme a évolué : « Dans la série de formes changeant insensiblement pour passer d’une créature comme un grand singe, à l’homme actuel, il est impossible de déterminer le seuil où l’on doit utiliser le terme ‘ homme ’.»

Sans évidence directe, Darwin a argué que les humains ont dû évoluer d’une bête comme un grand singe en se basant sur des comparaisons anatomiques et des ressemblances embryologiques entre les hommes et d’autres mammifères.

Mais certaines avancées récentes par rapport aux relations hominidés-humains soulèvent des questions sur la validité d’une évolution. En 1997, des fragments de l’ADN mitochondrial d’un squelette néandertalien qui avait entre 40.000 et 100.000 ans ont été trouvés en Allemagne.

Quand les scientifiques les ont comparés avec des fragments d’ADN humain, ils ont découvert que les hommes de Néandertal n’avaient pas apporté de contribution au génome humain.

Des comparaisons indirectes ont éliminé maintenant l’Homo erectus de la généa- logie humaine. La découverte de nouveaux fossiles ont poussé les biologistes évolutionnistes à éliminer « Lucy » et l’enfant Taung de la lignée de l’évolution humaine.

Pourquoi alors, tant de gens, surtout des scientifiques, ont-ils embrassé la théorie de Darwin?

Les chrétiens sont peut-être en partie responsables de cet état de fait : ils relèvent très vite des problèmes. C’est juste.

Mais une stratégie défensive qui consiste seulement à soulever les difficultés de l’adversaire ne suffit pas.

Dans son livre : Le triomphe de l’évolution et l’échec du créationnisme, le paléontologue Niles Eldredge affirme que les scientifiques qui croient à la création ne sont pas arrivés à réellement formuler ne serait-ce qu’une déclaration intellectuellement convaincante et vérifiable scientifiquement dans le domaine des sciences de la nature.

Il se plaint qu’ils refusent de proposer des hypothèses que l’on pourrait tester et de se contenter de prédictions qui sont dignes de la science. Selon lui, ils utilisent tous leurs efforts pour attaquer la science officielle, en pensant que cela suffit à établir la vérité de leur propre position.

S’ils veulent être pris au sérieux, les chrétiens doivent apporter des arguments positifs en faveur de la création et imaginer des processus vérifiables. Présenter le récit biblique sous la forme d’un modèle qui pourrait être testé offrirait une nouvelle approche pour l’évangélisation et l’apologétique.

Photos: Flickr, Creative Commons--Christopher Bove Hubble project;

Tambako The Jaguar The baby orangutan with a funny face! (slightly cropped)

Dernière modification lemercredi, 12 août 2015 18:22

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