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LES LEÇONS D’UN MILK-SHAKE 

1409953163 1d2a987edc mpar David Porter

Sur une échelle de 100 pour l’évaluation de la nourriture, je crois que les milk- shakes auraient un score d’environ 95. Je les aime bien !

Mais même les milk-shakes engendrent des complications. Supposez, par exemple, que vous revenez de quelque part. Il fait nuit et vous vous arrêtez en chemin pour vous délecter d’un milk- shake.

J’avoue que cela m’est arrivé plus d’une fois. Là, dans l’obscurité de votre voiture, vous insérez la paille dans le breuvage épais et crémeux et vous aspirez.

Rien.

Alors, vous aspirez une seconde fois,plus énergiquement. Toujours rien !

Et vous aspirez encore et encore. Finalement, vous aurez un tout petit goût de ce liquide merveilleux, juste assez pour vous taquiner.

En clair, il faut une autre stratégie. Vous avez déjà aspiré jusqu’à ce que votre visage implose !

Là, dans l’obscurité de votre voiture, en route vers la maison - personne ne vous regarde- vous enlevez le couvercle du gobelet et vous vous décidez à le boire comme le faisaient les hommes des cavernes.

Seulement, le contenu ne bouge pas, même quand vous levez le fond du gobelet très haut. Rien ! Vous tapez le gobelet contre votre bouche.

Toujours rien! Alors vous tapez encore plus fort ... et encore ... et finalement le tout glisse vers vous et il baptise votre nez et votre moustache d’un liquide collant.

Vous en avez eu néanmoins un peu dans la bouche...

Mais en buvant dans la voiture vous en aurez toujours un peu qui tombera sur le pantalon du dimanche. A la maison on vous grondera.

Alors, si on attribuait une note à la nourriture je ferais ainsi: Si le milk-shake commence avec une note de 95, il faut enlever 20 points pour le facteur

« culpabilité » ( La petite voix qui dit : « Vous allez grossir si vous mangez cela. Ne sentez-vous pas vos artères qui se bouchent ? »)

Puis vous enlevez 10 points pour le facteur « frustration » pour avoir tellement aspiré sans grand résultat, et puis 10 autres points pour une moustache collante.

Il faut aussi soustraire 10 points pour la scène que votre femme va vous faire à cause des taches de milk- shake sur votre pantalon.

De 95 points, votre milk-shake est tombé à 45 points.

Le brocoli, en revanche, aurait des résultats complètement inverses. Il commencerait à 10 points sur la hiérarchie des goûts et il finirait à 50 points à cause de tous ses attributs salutaires.

Mais en toute franchise : que vaut une hiérarchie dans laquelle le brocoli vaut plus que les milk- shakes ?

Soyons francs ! Si nous voulons accomplir quelque chose de bien dans cette vie, nous devons supporter les inconvénients qui accompagnent le « milk-shake ».

Nous devons travailler dur. Nous devons mettre notre confiance dans le Seigneur, même quand les choses ne se déroulent pas selon notre plan.

« Si tu te laisses abattre au jour de l’adversité, ta force est bien peu de chose. » (Prov. 24 :10).

Parfois, il est plus facile -dans l’immédiat- de baisser la fenêtre de la voiture et de jeter le milk-shake récalcitrant. Ca solutionne le problème, mais ça ne comble pas mon désir de sucre.

Pour toute bonne chose que Dieu a pour nous en réserve, il y aura des moments de frustration, de découragement, et parfois vous vous demanderez honnêtement: “Est-ce que ça vaut la peine?” Oui ! Restez en contact avec le Seigneur. Quand la situation empire, criez à Lui encore et encore, toujours avec l’espérance qu’il va répondre.

Le « milk-shake » peut se liquéfier suffisamment pour que vous puissiez en profiter.

image: Flickr, creative commons, Greg Younger Mad's Milkshake Moustache - Kremmling, Colorado

Dernière modification lemardi, 21 juillet 2015 09:46

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