Menu
RSS

Miracle ! Elle entend les anges qui chantent

9709532874 83eeb80815 zElle voulait changer le monde, défendre les opprimés… Mais c’est son monde à elle qui a été « changé » le jour où elle a entendu les anges du ciel chanter.

Ghislaine Hodgi grandissait à Pointe au Sel, un petit village Réunionnais bâti sur une colline. De chez elle, elle voyait l’océan. Les animaux domestiques se promenaient librement parce que les voitures passaient rarement à cette époque.

Elle était l’aînée de 13 enfants, et se souvient de ces années, entre 1950 et 1960 : « J’avais une enfance heureuse. Mon père était maçon, maman était mère au foyer, mais j’ai été élevée dans l’amour ».

Malgré cet environnement idyllique, elle fulminait en voyant l’injustice autour d’elle et dans le monde. Ses parents étaient illettrés et ne parlaient que le Créole.

Elle se disait : « Un jour je défendrai leur cause. J’ai vu beaucoup d’injustice. Je défendrai non seulement la cause de mes parents mais aussi celle des opprimés. Elle aimait beaucoup lire et elle dévorait les journaux tous les jours. Elle voyait l’horreur de la guerre dans le monde. Elle était attentive à ce qui se passait en métropole.

Ce penchant à protéger les faibles faisait partie d’elle. C’est pour cela qu’elle s’est tournée vers le communisme. Elle pensait qu'elle pourrait par ce biais  exprimer sa désapprobation et crier sa haine.

« J’étais même prête à mourir pour le peuple. A l’âge de 17 ans, je me suis engagée. Ils m’ont acceptée. Ce n’était pas le communisme pur et dur. J’étais la porte-parole des travailleurs. Je m’occupais de la CGT et de la jeunesse de ma région ».

Malgré son jeune âge, elle tenait des réunions publiques. Cela a irrité le parti au pouvoir. « J’avais constamment les gendarmes sur le dos, à me surveiller ».

Ghislaine travaillait dans le petit commerce de ses parents et la police y faisait souvent des descentes, en quête de failles éventuelles.

Elle se jeta corps et âme dans  cette cause : « J’étais prête à partir faire mes études à Moscou. Et même à aller plus loin ».

Mais des chants célestes ont dirigé ses ambitions vers une autre direction.

Un jour, sa sœur est revenue des courses avec une invitation trouvée par terre. Ghislaine l’a lue à sa maman : « Hier, aujourd’hui, éternellement, Jésus Christ est le même - mission d’évangélisation ». Sa mère a décidé d’y aller. Si c’était Jésus, il n’y avait rien de mal.

« Maman y est allée par curiosité. Elle ne savait pas ce que c’était la Parole de Dieu. Quand elle est rentrée, j’ai vu que ma mère avait changé : ses nombreux enfants la rendaient souvent nerveuse. Ce soir-là, elle est revenue calme, détendue. Maman était différente. J’ai décidé qu’il fallait que j’aille voir ce que maman avait vu ».

Ce qu’elle avait vu ? Un monsieur (le pasteur Aimé Cizeron) qui priait pour les malades, chantait, prêchait. « Dans mon cœur, ça brûlait » se souvient Ghislaine. Elle voulait assister aux réunions et regrettait que les parents ne proposent pas à leurs enfants de venir avec eux - même si les enfants avaient 19 ans, comme elle !

« Demain, j’irai avec toi » osa la jeune fille. « Ce n’est pas pour toi. C’est pour les malades » répondit sa mère. Mais Ghislaine souffrait du genou droit depuis longtemps, et ce rhumatisme devint son « laissez passer ».

Tout a commencé par un chant

Le jour suivant, quand elle commença à se laver pour aller à cette réunion, quelque chose de bien étrange se produisit : elle entendit un chant dans le ciel : « Je ne connaissais rien de tout. J’entendais un chant qui résonnait. Je n’avais jamais entendu ça. Pour moi, c’était tout le ciel qui résonnait. C’était comme des anges qui chantaient. J’étais tellement pressée d’y aller. J’étais déjà dans le ciel ! Dans mon cœur, c’était incroyable : les anges chantaient dans le ciel ! ».

« Nous avons marché deux ou trois kilomètres pour nous rendre à cette réunion. J’étais avec ma mère et une amie. Je les voyais mais je n’étais plus avec elles. Les anges continuaient à chanter » poursuit Ghislaine.

La salle de réunion était constituée de quatre poteaux couverts d’un toit de tôle. Il y avait des bancs.

« Un homme et une femme sont venus m’accueillir. On sentait l’amour émaner d’eux. ». Elle pensait : « Je suis en train de me bagarrer pour qu’il y ait de l’amour chez les hommes, mais regardez-moi ces deux personnes ; ce ne sont pas des hommes, ce sont des anges ! »

Puis quelque chose d’étonnant s’ajouta aux évènements déjà déroutants de cette journée. « Peu avant la réunion, l’homme se leva et mit un disque. Devinez quel chant il passa… celui que j’avais entendu, comme dans le ciel » !

Cela la disposa encore plus à écouter le message. Le pasteur parla de Jésus qui guérit, Jésus qui sauve. « Si vous êtes malades, venez » lança-t-il « et je prierai pour vous ».

Ghislaine fut guérie de son rhumatisme le soir même. Mais elle reçut quelque chose d’encore plus fort qu’une simple guérison physique : l’épouse du pasteur, Mme Cizeron, lui avait dit à la fin de la réunion : « Arrivée chez toi, tu te mets au pied de ton lit et tu dis, Seigneur, pardonne-moi. Et tu Lui dis combien tu as péché : ‘Pardonne-moi. Enlève mes péchés’ »

« Arrivée à la maison, je n’entendais rien - ni maman, ni papa. Les paroles de Mme Cizeron résonnaient en moi. Je suis allée dans ma chambre. Je me suis mise à genoux et j’ai prié : ‘ Seigneur Jésus, pardonne-moi. J’ai péché contre toi. Enlève mes péchés ’.  Puis je me suis sentie légère… C’est ainsi que j’ai connu le Seigneur. C’était merveilleux ».

Les amis communistes

Pour elle commença une nouvelle vie. Mais ses anciens amis communistes avaient été bons pour elle. Comment leur dire ce qui s’était passé ?

A la réunion du parti, elle dit d’une manière un peu hésitante : « Vous savez, j’ai découvert quelque chose de bien : une Mission Evangélique est dans ma ville. » Ses amis communistes l’ont regardée et lui ont dit : « Si tu vas là-bas, on ne te reverra plus. » Ghislaine a répondu que non, pour elle, c’était d’abord son parti, et ensuite, Dieu.

« Je ne réalisais pas encore la portée de mes paroles. J’étais attachée à ce parti. C’était toute ma vie. C’était au sein du communisme que je m’étais formée. Ce n’était pas que j’avais laissé Dieu, mais mon parti d’abord, et Dieu après ».

Elle a continué à assister aux réunions du parti pendant quelques mois. Puis elle est allée voir son pasteur. « Voilà, j’ai des responsabilités ; je ne peux pas lâcher tout cela du jour au lendemain. Mais je ne suis pas sûre, est-ce que je peux continuer ces activités ou pas ? » Le pasteur lui répondit avec sagesse : « Tu sais ce que tu fais ? Tu pries le Seigneur. Tu dis, ‘Seigneur, qu’est-ce que je dois faire ? » Alors la jeune fille pria : «  Seigneur, montre-moi Ta volonté ». 

Elle décrit sa lutte : « Je ne savais pas que c’était incompatible. J’avais le cœur partagé. J’aimais Dieu. J’aimais mon parti. Je n’avais pas encore fait mon choix : ‘Seigneur je ne peux pas quitter ce parti. Je t’aime, je Te veux, mais je ne veux pas quitter ce parti’. »

De nouveau, la réponse est venue dans un chant, mais celui-ci était bien différent du premier.

« Un jour j’étais chez moi et je chantais l’International (l’hymne communiste), ce que je faisais très fréquemment. Je n’avais pas réalisé les paroles. Dans le chant, il était dit : ‘Il n’est pas de Sauveur Suprême, ni Dieu ni César…’ Quand j’ai dit : ‘ni Dieu’ ça m’a donné un coup : Ghislaine, tu chantes cela et tu n’as jamais réalisé que tu dis qu’il n’y a pas de Sauveur Suprême ? Ca m’a bouleversée. Jamais plus je ne pourrai chanter une chose pareille. 

« Je ne peux pas chanter qu’il n’y a pas de Sauveur Suprême, parce j’ai le Sauveur Suprême ! J’ai su à partir de ce moment-là que c’était incompatible ».

Et les opprimés ?

A t-elle oublié pour autant son combat pour les pauvres ? Non ! Elle combat maintenant aux côtés du Seigneur. « Même en étant avec le Seigneur, pendant des années j’étais toujours meurtrie de voir ce qui se passait dans le monde. J’ai dit au Seigneur que j’avais envie d’aller avec ma force et de crier  « Ce n’est pas bon ! Ce n’est pas bon ! » Mais Il m’a dit : « Ghislaine, crie devant le Seigneur ! ».

C’est ce qu’elle fait aujourd’hui avec son mari, Marin, qui est pasteur et avec leurs trois enfants - Mike, Karine et Josué.

Elle a compris que la libération commence dans le cœur et elle travaille d’arrache-pied pour voir les opprimés de Satan délivrés de leurs liens.

Sa propre libération commença le jour où elle a entendu chanter les anges.

Image: Flickr, Creative Commons,  John 6536 Reims Cathedral-1


 

 

Dernière modification lesamedi, 05 mars 2016 06:35

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Retour en haut