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‘Célibataire’ ne rime pas avec ‘misère’ !

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Quand vous rencontrez quelqu'un du Cambodge, il vous demande souvent : « De quel pays venez-vous ? Combien d'argent gagnez-vous ? Avez-vous une femme et des enfants ?

 

Je réponds : « Je viens de la France, Je gagne assez pour vivre. (Je ne crois toujours pas que c'est leur affaire combien je gagne) et je suis célibataire.

 

Quand ils entendent que je n'ai pas de famille, soit ils disent : « Je ne vous crois pas » ou ils rient, pensant que c'est une blague.

 

Avant de venir au Cambodge, je n'ai jamais travaillé avec autant de célibataires. Je sais que le célibat n'est pas facile pour tout le monde. Certains des célibataires que j'ai connu sur le champ missionnaire luttent parce qu'ils sont seuls et ils désirent quelqu'un avec qui ils peuvent partager leur vie.

 

Je vous dirai comment cela a été pour moi : le fait d'être célibataire n'a jamais été un fardeau. Je ne me lève pas le matin en me disant : « Je ne peux pas croire que je suis toujours seul ! C'est terrible ; je vis toujours tout seul dans cette maison !»

 

J'ai 37 ans, (Nb : à l’époque que l’article a été écrit), je suis célibataire et je suis content.

 

J'ai un frère. II s’est marié assez jeune. Je ne crois pas que Marc aurait pu rester célibataire et le Seigneur le savait. Lui et Rachel ont quatre merveilleux enfants. Mon frère a 39 ans, Il est marié et heureux.

 

Des fois, je plaisante avec mon frère lui disant que s'il a quatre enfants, lui, j'en ai des dizaines ... dans les bas quartiers et les rues de Phnom Penh ! (la capitale)

 

Je ne crois pas que les couples mariés sont plus heureux que les célibataires ni les célibataires plus heureux que ceux qui sont mariés.

 

Si vous êtes la personne que Dieu veut que vous soyez, vous serez épanoui.

 

Si vous êtes célibataire et si vous croyez que c'est bien pour vous, ne laissez pas la pression de votre famille, vos amis, votre église ou votre culture essayer de faire de vous ce que vous n'étiez pas destiné à être.

 

II y a pas mal d'écritures bibliques qui nous encouragent de nous marier et pas mal qui nous encouragent de poursuivre le célibat. L'un n'est pas mieux que l'autre.

 

Nous connaissons les bénédictions qui viennent quand on partage sa vie avec un autre, surtout quand les deux servent le Seigneur ensemble.

 

Voilà quelques-unes des bénédictions que j'ai eu en étant célibataire :

 

-Beaucoup de liberté dans le service pour le Seigneur. Je n'aurais pas pu voyager dans des pays étrangers, prêchant sur tous les six continents, voyageant parfois durant des mois, si j'avais eu une épouse et des enfants à la maison. Et je ne suis pas obligé d'être chez moi tous les jours pour le déjeuner ou à 18h le soir.

 

-J'ai beaucoup de temps. Un ami missionnaire qui est marié et content et a de beaux enfants m'a dit : « Le jour où je me suis marie, j'avais 50 % moins de temps pour le ministère. » II n'a pas de regrets, mais il sait qu’il ne peut plus faire tout ce qu'il faisait dans le temps.

 

Aux USA, j'ai un ami, Dave, qui a maintenant presque 70 ans. II est célibataire pour toute sa vie. Dave, qui vit dans l'état d'Utah, a eu un ministère pour des milliers de gens qui se sont laisses attrapés dans le filet du Mormonisme. II a vraiment fructifié sa vie.

 

Pour certains qui sont tellement passionnes par leur appel, leur vision, le célibat est parfois la meilleure option.

tpatIl y a aussi des défis au célibat :

Il y a aussi des défis au célibat :

- Vous n'avez personne avec lequel vous pouvez partager votre cœur à la fin de la journée (Heureusement, le Seigneur a pourvu à de bons 'frères ainés’, des hommes d'intégrité qui m’ont encouragé et qui m’ont donné de sages conseils.)

-Étant avec une femme célibataire pour une réunion ou conduisant une célibataire chez elle, je dois faire attention à moi-même (les tentations ne meurent pas sur le champ missionnaire !) Je dois faire attention que je ne donne pas un message incorrect à la fille et aussi faire attention que les voisins et les gens de la ville qui me connaissent ne soupçonnent pas un mauvais comportement de ma part.

Après onze ans au Cambodge, travaillant pour la plupart du temps avec des femmes célibataires, j’apprends toujours comment établir des limites et marcher comme il le faut devant Dieu.

Elle manquait son appel

Dans les années 50 quand ma mère était infirmière en Angleterre, elle a reçu un appel d’être missionnaire en France. Elle avait une amie, aussi une célibataire, qui avait un fort appel d'être missionnaire en Inde.

Maman est allée en France avec la mission WEC où elle a rencontré Papa. Son amie a rencontré un gentil chrétien qui n’avait aucune idée de quitter l’Angleterre pour un pays étranger. Ils se sont mariés, ont eu une famille, et acheté une maison. L’amie de ma mère n’est jamais allée en Inde.

Elle a servi Dieu toute sa vie, mais elle n'a jamais commencé le travail pour lequel Dieu l'a préparée.

Il y a quelques années de cela, je me souviens d’avoir prié avec une célibataire à la fin d'une réunion de jeunesse en France. Elle me parlait comment Dieu lui avait donné à cœur de servir parmi les filles vendues en esclavage en Inde.

À la fin de la prière, avec des larmes aux yeux, elle a dit : « Mais, mon petit ami, aussi un Chrétien, n'aucun désir de partir en Inde. » J'ai pensé à l’amie de ma mère et me suis demandé si cette fille chrétienne allait jamais servir Dieu en Inde.

Si Dieu vous a appelé, ne permettez à personne ni quoi que ce soit de vous empêcher d'entrer dans sa volonté pour votre vie. Vous n'avez qu'une seule

Vie. Ne la gaspillez pas.

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Dieu parle par la bouche d'une guichetière

431123097 8027172271 mFranck Alexandre

Au début du ministère, épuisé et déprimé devant les nombreuses difficultés, j’avais décidé de tout abandonner (1988).

Je m’étais rendu au guichet de la banque où mon épouse et moi avions notre compte pour y reprendre notre argent et fermer ce compte. Il n’y avait vraiment pas grand chose dessus, mais suffisamment pour louer un petit véhicule de déménagement et partir.

Ce matin là, devant le guichet, il y avait une longue file de gens. L’attente sembla interminable, mais finalement, mon tour arriva. J’ai alors expliqué à la jeune demoiselle mes intentions de fermer notre compte. Alors gentiment, elle tapota sur le clavier de son ordinateur et m’annonça ce qui restait dessus.

Je lui ai dit que je souhaitais récupérer toute la somme. Elle procéda alors au retrait et attendit que l’opération s’effectue. Elle recommença une nouvelle fois, puis une troisième fois.

Derrière moi, l’impatience des clients devint palpable. Je crois que tout le monde se demandait ce qui était en train de se passer. Et je voyais la demoiselle plutôt stressée et de plus en plus inquiète. Sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, son inquiétude commença à m’inquiéter aussi.

Soudain, elle se mit à frapper l’écran de l’ordinateur. Maintenant, j’étais inquiet ! Je devais louer le véhicule au plus vite et quitter la ville dans les plus brefs délais. Je voulais tout plaquer ! 

Mais elle se mit à me regarder fixement et avec dépit, elle me dit : « Monsieur Alexandre, je suis désolée, mais ça ne veut pas marcher. J’ai servi de nombreuses personnes avant vous et je n’ai eu aucun problème. Là je ne comprends pas ce qui se passe. »

Alors j’ai commencé à hausser le ton lui disant que la mission d’une banque consistait bien à protéger l’argent que lui confiaient ses clients, mais qu’elle se devait aussi de leur rendre cet argent à tout moment.» Visiblement gênée, les joues toutes rouges, observée par tous les autres clients, elle me regarda fixement une seconde fois quand son visage devint tout blême….

Elle me dit alors : « Monsieur Alexandre. Il y a peut-être une raison à tout cela. Peut-être que vous ne devriez pas partir. Vous devez rester dans cette ville. Il doit y avoir quelqu’un qui veut que vous restiez là. »  

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La lutte le plus redoutable—avec toi-même !

Porters

David Porter*

Parfois les batailles les plus grandes que nous livrons ne sont pas avec le diable mais avec nous-mêmes.

Dieu m’avait parlé ainsi qu’à mon épouse depuis un certain temps en ce qui concernait la mission mais nous ne savions pas si Dieu voulait seulement que notre église soit plus engagée ou s’Il voulait que nous, nous partions en mission.

(J’espérais que ce serait le premier !)

En juin, 1979 nous étions dans une réunion et Dieu nous a parlé d’une manière convaincante ; Il voulait que nous quittions notre pays pour Le servir ailleurs.

Nous étions secoués jusqu’au fond de nous-mêmes.

Plus tard, pourtant, je n’ai pu que dire « Oui ! » au Seigneur dans une réunion émouvante et continuer de dire « Oui ! » dans la froide lumière du jour quand vous n’avez aucun sentiment n’est pas exactement la même chose.

(« Oui, Seigneur ??? »)

Plusieurs mois après notre expérience dans cette réunion, j’étais dans mon bureau en train de me soucier du comment tout cela allait se dérouler en pratique. La mission nous avait donné son approbation pour le service au Luxembourg mais nous n’avions pas encore quitté l’église où nous étions pasteurs.

Vous ne pouvez imaginer des gens moins qualifiés que nous. Nous n’avions jamais quitté notre pays et la plus grande part de notre expérience a été dans des petites villes et villages à la culture semblable à la nôtre.

Mes enfants Seigeur?

Nous avions trois enfants qui avaient moins de huit ans. Assis, derrière mon bureau je me suis posé les questions : « Et nos enfants ? Que feront-ils pour l’école ? Dieu, tu nous as appelés, mais nos enfants sont obligés d’aller avec nous. »

(Plus tard, j’ai enfin compris que si Dieu nous a appelés, mon épouse et moi, Il savait probablement qui étaient nos enfants, et eux aussi étaient dans son plan.)

Je commençais à paniquer en imaginant l’énormité des changements qui nous attendaient. Nous avons une image idéalisée du service dans un autre pays qui ne cadre pas forcement avec les luttes de la vie de tous les jours.

Le seul endroit où j’ai su aller en de tels moments-là est à genoux et j’ai répandu mon cœur devant le Seigneur. Soudain, Il fut là, tout comme la nuit où j’avais senti son appel tellement fort dans ma vie. De telles expériences sont rares (et précieuses) pour moi.

C’était comme si Dieu m’avait montré Jacob juste avant sa mort. Son fils Joseph est venu le voir et il demanda que le patriarche bénisse ses deux fils Ephraïm et Manassé.

Jacob leur imposa les mains pour les bénir mais il alla au-delà d’une simple bénédiction. « Et maintenant, j'adopte pour miens les deux fils qui te sont nés en Egypte, avant mon arrivée ici. Ephraïm et Manassé seront mes fils au même titre que Ruben et Siméon » il dit en effet.

Le vieux Jacob adopta ses petits-fils et ils eurent un héritage dans le pays de la promesse tout comme les autres fils de Jacob.

Et là, dans mon bureau, Dieu parla à mon cœur de la même manière : « J’ai pris tes enfants. Ils sont à moi ! »

Trente-six ans plus tard j’atteste que le Seigneur a pourvu parfaitement pour « ses enfants. »

Le Luxembourg nous a placés dans une situation un peu compliquée à cause des trois langues (et aucune n’était l’anglais), mais Dieu a pourvu d’une façon inattendue à l’éducation des enfants et ils ont eu une très bonne éducation.

Maintes fois nous avons appelé « au secours ! » pour nos enfants en Lui rappelant sa promesse.

Et il a été fidèle. Tous les trois sont adultes, mariés, en train de servir le Seigneur. Et ils ont des petits enfants tellement beaux, intelligents, au-dessus de la moyenne dans tous les domaines !

Nous lui rappelons toujours sa promesse. Je crois que cela Lui fait plaisir quand nous faisons appel à ses promesses.

Un appel missionaire devient un coeur missionaire

Pourtant, je trouve qu’un bon commencement dans l’obéissance ne suffit pas. Si Dieu vous appelle, il veut que vous restiez fidèles jusqu’à ce qu’il vous dise de faire autre chose. Cette vérité a provoqué une autre lutte en moi.

Les quatre premières années en Europe furent assez difficiles pour moi. Il fallait que toute la famille apprenne le français, commence à comprendre la culture Luxembourgeoise, et à travailler avec les autres pour établir ce qui était, à ce moment-là, la seule œuvre du plein évangile avec comme vocation de toucher les Luxembourgeois en premier lieu. (Il y avait des églises qui s’exprimaient en portugais et en italien mais les Luxembourgeois eux-mêmes ne parlent pas ces langues en règle générale).

A la fin des quatre années j’étais fatigué physiquement et spirituellement. Je suis rentré aux USA pour une période de visites aux églises qui nous soutenaient.

Dans mon esprit, j’étais plus ou moins décidé à rentrer au Luxembourg pour encore quatre années parce que je croyais que je devais cela au Seigneur et aux gens qui nous soutenaient.

Mais, je pensais rentrer ensuite définitivement au pays. Notre fils ainé partirait en fac à ce moment-là et son frère et sa sœur n’étaient pas loin derrière lui. Je ne pouvais pas m’imaginer en Europe pendant que nos enfants habitaient les USA.

Je n’ai pas consulté le Seigneur pour formuler mes plans et honnêtement je ne voulais pas trop son avis.

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